Concours ANPE 2005 - 2006... et après ?
Bonjour et Bienvenue !

La lecture d'un forum ne nécessitant pas de s'inscrire, nous demandons à chaque nouvel inscrit de participer : le partage est important et plus encore dans le métier que nous faisons.

Nous comptons sur votre participation active, faute de quoi nous supprimerions votre compte.

Bonne navigation dans nos colonnes !

efe
Derniers sujets
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 4 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 4 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Aucun

[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 55 le 12/6/2017, 19:06

Le PEC (parcours emploi compétence) remplace les contrats aidés ou l'eau chaude réinventée

Aller en bas

Le PEC (parcours emploi compétence) remplace les contrats aidés ou l'eau chaude réinventée

Message  manu le 17/1/2018, 14:06

LE MONDE | 16.01.2018 à 12h00 • Mis à jour le 16.01.2018 à 15h31 |


Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Cette maxime d’Antoine Lavoisier a beau avoir été pensée pour la chimie, elle vaut aussi pour nombre de politiques publiques. Il en va ainsi des contrats aidés, dispositifs qui permettent aux personnes les plus éloignées de l’emploi d’être embauchées dans une structure publique ou privée pour une durée limitée, moyennant une subvention de l’Etat.
A leur sujet, Muriel Pénicaud, la ministre du travail, n’a jamais caché ses doutes : pour elle, ils ne permettent pas une insertion durable dans l’emploi et condamnent leurs bénéficiaires à les enchaîner avant de se retrouver à nouveau au chômage. Alors, elle a dit vouloir les supprimer afin de les remplacer par un autre système que le gouvernement juge plus efficace. C’est désormais chose faite. Mardi 16 janvier, les préfets ont reçu une circulaire enterrant définitivement le contrat aidé, désormais remplacé par le parcours emploi compétence (PEC).

Ce nouveau dispositif est issu d’un rapport, publié lui aussi mardi, commandé le 5 septembre 2017 par la ministre à Jean-Marc Borello, dirigeant associatif. S’il y a changement de nom, le nouveau dispositif ressemble en partie à l’ancien. La subvention est par exemple toujours présente.

Montrer patte blanche
C’est dans le principe d’attribution et dans l’accompagnement que se trouve l’évolution. Désormais, il y aura une sélection plus stricte des employeurs, qui ne pourront plus relever du privé mais uniquement du public. Une décision conforme à la loi de finances pour 2018, qui n’avait de toute façon pas budgétisé de contrats aidés pour le secteur non marchand.

« Nous avons étudié tous les dispositifs d’aide au retour à l’emploi et avons remarqué que ceux qui fonctionnaient avaient pour point commun une insistance sur la formation des publics, une bonne mise en situation professionnelle ainsi qu’un accompagnement accru. La réalité de l’insertion dépend en réalité de l’employeur et non de l’usager, explique M. Borello. Il ne s’agit pas de sélectionner l’employé mais l’employeur. »
Associations, collectivité territoriales et employeurs publics devront donc désormais, selon M. Borello, montrer patte blanche pour embaucher une personne dans le cadre d’un PEC. Seuls en bénéficieraient les employeurs qui s’engagent à former activement les salariés en question : « remise à niveau, préqualification, période de professionnalisation, acquisition de nouvelles compétences » sont autant de preuves de l’engagement de l’employeur, selon le rapport.

Un suivi plus intense
Autre exigence pour la signature de ce contrat : la mise en place d’un suivi plus intense du nouveau salarié avec une aide à la prise de poste en cas de besoin, une évaluation des compétences de l’employé, une aide à la construction d’un projet professionnel ou à la recherche d’un autre emploi à la sortie.

Pour que les choses soient claires pour tout le monde, et le poids de l’engagement bien pesé par l’employeur, le rapport suggère que l’entretien de la demande d’aide pour les PEC soit signé en présence du salarié mais aussi du prescripteur, en l’occurrence Pôle emploi. Ce dernier pourra, le cas échéant, mettre la structure qui veut employer un jeune dans ces conditions devant ses responsabilités. Et lui refuser la signature d’un deuxième contrat s’il estime que les exigences ne sont pas respectées.

Un bilan sera d’ailleurs conduit un à trois mois avant la fin du PEC. D’abord pour vérifier que l’employeur se plie bien aux engagements. Ensuite pour « identifier les blocs de compétences développés pendant l’emploi ». Le but est de les valoriser par la suite pour la recherche d’un poste plus durable si le contrat ne débouche sur rien. « Sur le volet formation et accompagnement interne, des obligations […] existent déjà mais elles ne sont pas toujours respectées », reconnaît cependant l’auteur du rapport, qui rappelle que l’entretien deux mois avant la fin d’un contrat aidé était déjà obligatoire mais quasi jamais réalisé.

Une somme à dépenser en fonction des besoins
Pour que l’effort enclenché avec la signature d’un PEC ne s’arrête pas la sortie, l’auteur du rapport suggère que l’accent soit mis sur la formation pour assurer un potentiel avenir à ce public fragile. 50 millions d’euros, issus du plan d’investissement en compétences, seront donc redirigés vers les bénéficiaires de ces contrats. DIx-huit mille sortants d’un PEC pourraient, dans ce cadre, bénéficier d’une formation de deux cent quatre-vingts heures.

Autre nouveauté, le financement. Inspiré du rapport, ce nouveau système assurerait aux préfets non pas un stock de contrats, comme c’était le cas auparavant, mais une somme à dépenser en fonction des besoins du bassin d’emploi. Le tout dans le cadre d’un fonds d’inclusion. 1,6 milliard d’euros pour 2018 (conformément à la loi de finances) que les préfets peuvent répartir à leur guise entre les parcours emploi compétence et les dispositifs d’insertion par l’activité économique tels les chantiers d’insertion. Ces derniers auront, d’ailleurs, eux aussi droit à 50 millions d’euros, issus du plan d’investissement dans les compétences, pour financer la formation. Reste à savoir si la chimie de ces nouveaux dispositifs va fonctionner.


Après le PPAE qui devient la feuille de route voili le parcours emploi compétence qui n'a évidemment rien à voir avec feu le contrat aidé. Décidément l'esprit créatif est de mise chez notre ministre lol! lol! lol!
avatar
manu
les actifs

Nombre de messages : 406
Date d'inscription : 13/11/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le PEC (parcours emploi compétence) remplace les contrats aidés ou l'eau chaude réinventée

Message  efe le 17/1/2018, 20:13

Merci pour l'info, celle ci m'avait échappée Embarassed


"Seuls en bénéficieraient les employeurs qui s’engagent à former activement les salariés en question : « remise à niveau, préqualification, période de professionnalisation, acquisition de nouvelles compétences » sont autant de preuves de l’engagement de l’employeur, selon le rapport."

La partie "formation obligatoire" conditionnait déjà les dernières moutures de CAE mais concrètement combien de DE ont réellement effectué une formation.... aucun ou presque !!

On va faire semblant de croire que cela va changer et être suivi d'effet Very Happy Allez on y croit Very Happy Very Happy

_________________
Il n'y a pas de problème il n'y a que des solutions
avatar
efe
Admin., Gardienne du Temple

Nombre de messages : 10364
Age : 88
Date d'inscription : 27/01/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le PEC (parcours emploi compétence) remplace les contrats aidés ou l'eau chaude réinventée

Message  efe le 18/2/2018, 11:58

Sur NOTE EN LIGNE 7/02/2018

Pour 2018, la loi de finances initiale autorise la mise en oeuvre de 200 000 nouveaux contrats uniques d’insertion pris en charge en moyenne à 50%. Partant de ce constat, la circulaire relative aux parcours emploi compétences et au Fonds d’inclusion dans l’emploi en faveur des personnes les plus éloignées de l’emploi, vise à recentrer, pour l’année 2018, l’intervention de l’Etat en faveur des publics les plus éloignés du marché du travail autour de l’objectif premier d’inclusion dans l’emploi.

Elle transforme les contrats aidés en « parcours emploi compétences » et décline quatre grands principes autour du triptyque emploi-formation-accompagnement :

> Les parcours emploi compétences, recentrés sur leur seul objectif d’insertion professionnelle des publics éloignés de l’emploi, associent à la fois mise en situation professionnelle auprès d’employeurs sélectionnés, accès facilité à la formation et acquisition de compétences ;

> L’éligibilité des demandeurs d’emploi au dispositif découle du besoin diagnostiqué avec le conseiller et dépasse le raisonnement par catégorie administrative ;

> « Les actions d’accompagnement et de formation sont considérées par le code du travail comme les contreparties obligatoires à l’aide financière attribuée au titre du CUI-CAE incombant à l’employeur ». Le poste proposé doit donc permettre le développement de compétences et l’employeur s’engage à accompagner le salarié et à faciliter l’accès à la formation. Ces engagements sont formalisés et font l’objet d’un suivi effectif ;

> L’accompagnement par les conseillers est mis en oeuvre tout au long du parcours (diagnostic et orientation du bénéficiaire, sélection d’employeurs capables d’insérer et suivi ad hoc pendant le parcours et à la sortie).
Pour permettre au parcours emploi compétences de constituer un solide levier d’accompagnement vers l’emploi et d’accès à la formation, la durée initiale de l’aide ne doit pas être inférieure à 9 mois. Par ailleurs, les renouvellements ne doivent être ni prioritaires ni automatiques.

Les prescriptions de parcours emploi compétences concernent exclusivement les contrats d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) du secteur non marchand. La prescription de contrats dans le secteur marchand (CUI-CIE) n’est autorisée que :
(i) par les conseils départementaux dans le cadre des CAOM, sous réserve que le coût soit nul pour l’Etat d’une part, et que les conseils départementaux s’engagent d’autre part à cofinancer à bon niveau des CUI-CAE.
(ii) dans les DOM, dans le strict respect de l’enveloppe allouée par la présente circulaire au titre des parcours emploi compétences.

Aussi, en dehors de ces cas dérogatoires, aucun contrat initiative-emploi (CUI-CIE) ne sera prescrit en 2018, et les CIE antérieurs

_________________
Il n'y a pas de problème il n'y a que des solutions
avatar
efe
Admin., Gardienne du Temple

Nombre de messages : 10364
Age : 88
Date d'inscription : 27/01/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le PEC (parcours emploi compétence) remplace les contrats aidés ou l'eau chaude réinventée

Message  soleane le 20/2/2018, 20:08

C'est une horreur ce truc, et on a l'impression que rien n'a été préparé, rien n'est clair, aucune organisation pour les DE qui seraient entre 2 agences ou pire entre 2 régions, et qui postulent sur une agence qui ne les suis pas... Les employeurs pas ou mal renseignés, les collègues désarmés face à l'afflux de demande d'éligibilité, les conseillers entreprises contraints de naviguer à vue et qui doivent faire patienter les employeurs... L'informatique n'est pas prête. Et qui ira faire les entretiens tri-partites, ça fait déjà réagir les conseillers placement qui ont abandonné avec grand plaisir les entreprises avec les équipes dédiées....

Pour l'instant, ça fait ressortir le pire chez certains chez moi : une collègue vient critiquer systématiquement les prescriptions des autres pour vanter ensuite ses propres DE, qui n'ont pas toujours de projet en lien avec le poste, un autre à carrément décidé qu'aucun de son portefeuille n'était éligible...

On a aussi des employeurs qui tentent le chantage et menacent de ne plus signer de cui.

Bref, c'est compliqué...
avatar
soleane
les superactifs

Nombre de messages : 927
Age : 40
Date d'inscription : 08/07/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le PEC (parcours emploi compétence) remplace les contrats aidés ou l'eau chaude réinventée

Message  efe le 14/4/2018, 08:29

Depuis 2 semaines multiples redites sur le sujet PEC, grosses pressions pour trouver les perles rares et les codifier, les conseillers en RENFORCE sont pour l'instant en première ligne.

Les DT se tirent déjà la bourre Embarassed

Comme d'hab, en dehors de l'Educ Nat, pléthore de services à la personne petits et anciens Embarassed

_________________
Il n'y a pas de problème il n'y a que des solutions
avatar
efe
Admin., Gardienne du Temple

Nombre de messages : 10364
Age : 88
Date d'inscription : 27/01/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le PEC (parcours emploi compétence) remplace les contrats aidés ou l'eau chaude réinventée

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum