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Assurance chômage 2019 : négociation, controle, revue de presse...

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Re: Assurance chômage 2019 : négociation, controle, revue de presse...

Message  efe le 19/8/2018, 16:38

Réforme de l'Unédic : ce qu'en pensent trois économistes spécialistes de l'emploi

Publié le mardi 14 août 2018 08:45
Écrit par Les Echos - ALAIN RUELLO

Emmanuel Macron veut que les règles d'indemnisation incitent davantage les chômeurs à reprendre un emploi. Le sujet ne fait pas l'unanimité parmi les spécialistes du marché du travail.


Yannick L'Horty, professeur à l'université Paris-Est et directeur de la fédération travail, emploi et politique publique du CNRS :

« Trois types de paramètres jouent un rôle incitatif important : l'accès au régime, le montant de l'indemnisation et sa durée. Aujourd'hui, le taux d'accès à l'assurance chômage reste faible : moins d'un demandeur d'emploi sur deux en bénéficie. L'indemnisation est généreuse avec un taux de remplacement qui va jusqu'à 75 % du salaire et elle n'est pas dégressive. On en bénéficie le plus souvent pendant deux ans. Cette générosité est renforcée par une certaine souplesse dans les obligations de recherche de travail. Ce régime à deux vitesses pousse à une sortie rapide du chômage les demandeurs non indemnisés. Ils sont incités à accepter des emplois instables de mauvaise qualité avec un risque élevé de retour au chômage non indemnisé. A l'inverse, une indemnisation généreuse augmente la durée de chômage mais elle augmente aussi la durée de l'emploi une fois sorti du chômage. Un système moins dual serait préférable, avec un accès élargi à l'indemnisation, pour des montants moins généreux et plus dégressifs dans le temps. A coût constant, un nouvel équilibre peut être trouvé entre ces trois paramètres plus favorables à une sortie durable du chômage. »


Stéphane Carcillo, chef de la division emploi et revenus à l'OCDE

« Les règles qui favorisent le retour à l'emploi portent sur la durée d'indemnisation, le taux de remplacement et la capacité à cumuler indemnisation et salaire. L orsqu'elles sont très généreuses, ces règles peuvent allonger la durée des épisodes de chômage. Savoir où placer le curseur est difficile, mais la France se distingue par une longue durée d'indemnisation (2 ans maximum sans dégressivité), une ouverture rapide des droits (4 mois), et un cumul sans limitation de durée tout en rechargeant les droits. En conséquence, c ertains repoussent leur sortie du chômage, d'autres alternent CDD courts et inactivité, alors qu'ils pourraient être en CDI. Ceux qui peuvent reprendre un emploi doivent être incités à le faire rapidement avec un taux de remplacement plus faible à partir d'un certain niveau de salaire, dès le début de l'épisode de chômage ou après une certaine durée. Cela concerne par exemple l es diplômés ou ceux qui sont sur des métiers en forte demande. Dans le même temps, il faut continuer à protéger les plus fragiles. Le régime doit aussi limiter les recours aux contrats courts. C ôté chômeurs, en revoyant le calcul du salaire journalier de référence ou l'absence de limite dans le temps du cumul. Côté employeurs, il faudrait moduler une partie des cotisations chômage en fonction des fins de contrats. »


Eric Heyer, directeur du département analyses et prévisions de l'OFCE

« Les règles de l'Unédic ne sont pas trop généreuses et ne dissuadent pas la reprise d'un emploi. Le gouvernement pense qu'il faut rendre les indemnités dégressives. Sauf que 80 % des études sur le sujet montrent que la meilleure façon d'inciter à la reprise d'un emploi c'est au contraire de ne pas les diminuer avec le temps ! La durée d'indemnisation maximale de 24 mois serait trop longue ? En moyenne, elle ne dépasse pas un an. Des études ont montré qu'on peut la diminuer pour les chômeurs proches du marché du travail : plus la durée est importante, plus ils restent au chômage. Pour les non-qualifiés, une durée courte incite à reprendre un emploi rapidement mais de mauvaise qualité et à se réinscrire aussi vite à Pôle emploi. Il faut au contraire les garder longtemps pour les requalifier. On peut aussi imaginer de faire varier la durée en fonction de la conjoncture comme dans les pays anglo-saxons. Reste le dernier paramètre, celui du plafond d'indemnisation. A plus de 6.200 euros, il est le plus élevé d'Europe. Sauf qu'il est reversé à quelques cadres qui ont énormément cotisé. On peut le baisser, mais les finances de l'Unédic y perdraient car il faudrait baisser les cotisations de tous les cadres. »


ALAIN RUELLO/Les Echos

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