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Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 27/10/2013, 07:12


... en même temps mon collègue INDEMN s'est fait traiter de "fonctionnaire" vendredi, l'un contrebalance l'autre Very Happy 

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  IDEFIX le 27/10/2013, 08:48

Ayant opté début 2011, je viens de me livrer à un calcul.

Comparé à mon salaire de base (entrée en 2006) : celui de 2007 avait progressé de 12% (reprise d'ancienneté et fin des 6 mois de formation), de 2008 19%, 2009 26%, 2010 32%, 2011 33% (année de l'option : plus de SFT), 2012 35%, 2013 43%.

Je précise que j'ai eu une reprise d'expérience début 2007, comme tout le monde l'avancée d'un échelon avec la fusion (souvenez-vous !), aucune VIAP, et un "avancement" d'un échelon fin 2012 (statut CCN).

Si nous nous référons au SMIC de mon entrée à l'ANPE (8,27/heure), qui est maintenant passé à 9,43, le taux horaire avait augmenté de 17%.

En comparant l'imposable annuel de 2010 (dernière année statut 2003) à celui de 2012, j'arrive à 17% d'augmentation. En comparant le taux horaire de 2012 comparé à celui de 2010, il y a eu 3% d'augmentation. Donc en fait, je penserais que ce n'est pas 20% mais 14% d'augmentation en passant de "statut 2003" à la nouvelle CCN... et pas 20 !

Je précise que cette réponse n'est pas pour relancer le sujet épineux "CCN/2003", mais pour apporter un éclairage sincère : oui, ma paye a augmenté en 7 ans, que ce soit en taux horaire ou en salaire annuel. Maintenant, non, on ne peut pas dire que tout le monde ait gagné 20% en plus, et je remarque quand même qu'en taux horaire c'est au moment de l'ANPE que ça progressait le plus.
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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 27/10/2013, 10:45

Pas pu monter le dossier de reprise d'expérience à mon arrivée en 2006 Sad  et je ne me souviens pas avoir eu un + suite à la fin du préavis de 6 mois, 1 avancement accéléré en 2011 ou 2012 et rien de plus = je ne gagne toujours pas en 2013 chez Popol ce que je gagnais en 1987 Sad la honte Embarassed

Nous sommes privés/publics toutes et tous sous payés, voilà ma conclusion

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  Rio le 27/10/2013, 16:54

Oui, les optants y ont gagné salarialement sur le court terme mais les agents publics ont l'avantage de progresser tous les 2 ans.
Un agent privé peut rester au même salaire des années et des années car même s'ils sont proposables à une augmentation tous les 3 ans, ils ne sont pas sûrs de l'obtentir (sachant qu'en plus 1% de la masse salariale privée ne peut être augmentée chaque année...)
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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  fatjak le 27/10/2013, 17:17

Sans vouloir polémiquer, les CCN ont la prime d'ancienneté et à moins d'être au maxi, leurs salaires augmentent donc tous les ans.
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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 27/10/2013, 18:30

Bon on va revenir au sujet "revue de presse"


Pour le reste, il y a un fil ouvert ici et d'actualité
http://anpe-et-apres.conceptforum.net/t3048-campagne-de-promotions-prive-et-public#49995


Dernière édition par efe le 28/10/2013, 08:27, édité 1 fois

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  Rio le 28/10/2013, 05:50

fatjak a écrit:les CCN ont la prime d'ancienneté et à moins d'être au maxi, leurs salaires augmentent donc tous les ans.
De combien ?
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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 28/10/2013, 08:27


RIO, reposes ta question sur l'autre fil, merci ici on reste sur une revue de presse


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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 9/11/2013, 09:37


Cette info est une énorme farce, il n'y a absolument rien sur Note en Ligne où tout ce qui est officiel est noté.

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 28/1/2014, 20:09


De CHEESE CAKE
ça c'est intéressant aussi pour savoir quelle direction notre Direction envisage !

http://www.offremedia.com/voir-article/pole-emploi-consulte-pour-ses-campagnes-marketing-et-son-achat-despaces-publicitaires-sur-mobile/newsletter_id=177244/

PÔLE EMPLOI CONSULTE POUR SES CAMPAGNES MARKETING ET SON ACHAT D’ESPACES PUBLICITAIRES SUR MOBILE
Le 28/01/2014
nl862-logo-pole-emploi
Pôle Emploi lance une consultation pour la réalisation de campagnes marketing et l’achat d'espaces mobile. Le marché se décompose en deux lots. Le lot n°1 a pour objet la création de maquettes e-mailing, le conseil en stratégie de scénario de campagnes marketing, le traitement et le routage d'e-mails, et la conception de supports de communication. Le marché est conclu pour un volume approximatif de 2 à 10 campagnes par an. Le lot n°2 concerne l'achat de supports médias web pour site mobile, le référencement payant, le media planning et le conseil sur ces domaines. D’une durée de 24 mois, le contrat est reconductible deux fois 12 mois, soit une durée maximale de 48 mois. Le marché a pour date limite de réception des offres le 27 février 2014.

euh, comme d'ab mon efe, tu remets les posts là où ils seront auchaud, hein ? pirat tongue

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  fifi_72 le 29/1/2014, 16:04

Deux fois douze mois, ça fait pas vingt-quatre mois ????? ou bien j'ai loupé un truc ?

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 29/1/2014, 16:17

"durée initiale" 24 mois + 2 éventuelles "reconduction de 12 mois" = durée maximum 48 mois  Very Happy

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  fifi_72 le 29/1/2014, 17:40

efe a écrit:"durée initiale" 24 mois + 2 éventuelles "reconduction de 12 mois" = durée maximum 48 mois   Very Happy

Honte à moi, j'ai zappé la phrase juste au dessus, donnez-moi un truc pour me cacher Very Happy

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  cheese cake le 4/2/2014, 19:29

là, je te le jure ma Reine, j'ai pas trouvé une autre petite place !  queen 

http://www.franceinfo.fr/decryptage/c-est-mon-boulot/rupture-conventionnelle-les-regles-a-respecter-1305647-2014-02-04

La rupture conventionnelle a six ans. Son succès est impressionnant : plus d'un million trois cent mille ruptures conventionnelles depuis la création du dispositif. Mais pour que tout se passe bien il y a des règles à respecter, et ça a évolué ces derniers jours.


Rupture conventionnelle : les règles à respecter
On compare souvent la rupture conventionnelle au divorce à l'amiable. Sauf que, comme dans les divorces, il arrive que ça ne soit pas si amiable que ça. Du coup, de plus en plus d'affaires arrivent devant les tribunaux. Des salariés contestent, disent qu'on leur a forcé la main. La Cour de cassation vient de rendre ces derniers jours une salve de décisions. On y voit plus clair sur ce qu'il faut faire et ne pas faire.

Le principe de la rupture conventionnelle, sur le papier, c'est tout simple : le salarié et l'employeur se mettent d'accord sur le départ du salarié. Il va toucher le chômage et une indemnité, qui sera au moins égale à celle qu'il aurait touchée s'il avait été licencié. Mais elle peuvent être bien supérieure.

Tout ça se négocie.

Les juges veulent s'assurer que l'on n'a pas tordu le bras au salarié, qu'il n'y a pas eu de pression. Et sur ce point, ça évolue. Le point nouveau, c'est que Cour de cassation a reconnu qu'il pouvait y avoir un différent entre le salarié et son patron et que la rupture pouvait quand même être valable, précise Karine Aflalo, de la Revue Fiduciaire.

D'autres points à respecter : il faut absolument deux entretiens avec son employeur pour que la rupture conventionnelle soit valable. Et ce toujours pour la même raison : on veut s'assurer que le salarié a eu le temps de réfléchir.

Des entretiens où on peut d'ailleurs être assisté. Une possibilité que l'employeur doit impérativement rappeler au salarié. On a le choix entre un délégué du personnel, un délégué syndical, un collègue ou même une personnalité extérieure, dont on trouvera la liste à la mairie de son domicile. Quand on se sent un peu fragile, c'est vraiment à conseiller... à condition bien sûr d'accepter de parler du montant de son indemnité de départ devant témoin...


Le CV a du plomb dans l'aile

On s'en passe de plus en plus pour recruter. Et c'est tant mieux parce qu'il est source de discrimination, en fonction de l'âge, du nom, du diplôme. Le CV anonyme a été abandonné, mais aujourd'hui il y a mieux : le recrutement sans CV. Les agences Pôle Emploi de la région Aquitaine et Midi-Pyrénées vont le tester à partir d'aujourd'hui et pour neuf mois.

Le candidat remplit un questionnaire sur son parcours et ses aptitudes. Il obtient un certain "score". Si le score est suffisant, le processus de recrutement peut se poursuivre. Mais le premier frein, celui du CV, est déjà levé. La technique est déjà employée par des sites internet qui font ce que l'on appelle du matching de compétences. Comme MyJobCompany, ou Qapa. Des sites qui permettent d'être mis en contact avec des postes pour lesquels on n'aurait pas pensé, mais que l'on peut exercer parce qu'on en a les compétences. 100.000 candidats pourraient bénéficier de ce nouveau dispositif.


Un grand salon d'emploi aujourd'hui à Paris

Paris métropole pour l'emploi des jeunes. C'est toute la journée à la grande halle de La Villette. deux cents employeurs, 3.000 offres d'emploi. C'est beaucoup : ciblez une demie douzaine d'entreprises et adaptez votre CV aux postes qu'elles proposent, la liste est GPS-emploi.fr.
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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 18/2/2014, 05:59


tu te fais du mal  Embarassed 

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  AmAzOnE le 18/2/2014, 17:57

Question

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 18/2/2014, 18:28

Bah c'est quoi ce bintz ???
Au secours Cheese Cake ton post s'est fait la malle (j'avais pensé hier soir le déplacer mais je n'ai pas eu le courage)

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  cheese cake le 18/2/2014, 19:20

C'est peut être moi qui ai fait une manoeuvre inappropriée ... Bref, ce post ne me fait pas de mal mais l'idée est de se rendre compte du décalage .. Comme dans notre job au quotidien !
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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  Rio le 19/2/2014, 18:16

Tu voulais parler de qui par "1ers de la classe" ? De collègues qui flattent les ELD pour se faire bien voir ?  Laughing 
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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 20/2/2014, 19:09

J'ai fusionné avec "revue de presse"

Je pense que Cheese Cake parlait des nombreux articles qui fleurissent en ce moment dans la presse (lus aussi sur LES IRRITANTS) comme, par exemple :


Europe1  17 février 2014
Pôle emploi : des contrôles trop "injustes" ?
Par Gaétan Supertino avec Sandrine Prioul
                         

Les syndicats de conseillers de Pôle emploi ont appelé à manifester lundi, pour dénoncer le renforcement du contrôle des chômeurs. © Maxppp

Les syndicats de conseillers manifestent contre le renforcement du contrôle des chômeurs, jugé excessif.
                                                    
Le rendez-vous. Pôle emploi est dans la rue. Les syndicats de conseillers ont appelé à manifester lundi, pour dénoncer le renforcement du contrôle des chômeurs. Depuis le début de l'année, des agents dite "contrôleurs" sont en effet payés à traquer les fraudeurs, vérifiant que l'inscrit est bien en recherche active d'emploi. Ces contrôleurs doivent par exemple appeler l'URSAF, et demander des attestations aux entreprises ou le demandeur d'emploi dit avoir postulé.
Mais surtout : ces contrôleurs recommandent des offres, et le chômeur est obligé d'y postuler et de le prouver.
 
"Ca stigmatise" le chômeur. "
 
Nous protestons contre ces contrôleurs, qui peuvent revenir sur la décision d'un conseiller pour insister sur des offres d'emploi qui aujourd'hui ne trouvent plus preneur", déplore ainsi Véronique Riesco, de la CGT Pôle emploi Haute-Normandie, au micro d'Europe1.
"L'expérimentation sur la ville de Fécamp, par exemple, est ciblée sur l'hôtellerie et la restauration. Mais cela fait 30 ans que ces secteurs ne trouvent plus preneurs, parce qu'il y a des abus, en termes de travail non payé, de non respect des conditions de travail", déplore la syndicaliste. Et de conclure : "c'est particulièrement injuste, ça stigmatise le demandeur d'emploi, accusé de ne pas vouloir travailler, d'être fainéant".
 
L’inquiétude des chômeurs.
 
Les contrôles ont, pour le moment, démasqué peu de grosses fraudes, mais les chômeurs s’agacent également de devoir se justifier. "Il fallait justifier les demandes d’emploi. J'ai dit au contrôleur que je cherchais tous les jours du travail et on m’a proposé une offre d’emploi à laquelle j’avais déjà postulé. Je vais le refaire pour lui faire plaisir", témoignait ainsi, en janvier, un transporteur au chômage depuis un an contacté par Europe1.
Et, s’il ne fournit pas méticuleusement ses justificatifs, le demandeur d'emploi risque tout simplement une radiation de quinze jours. Entre la punition et le découragement, les contrôles ressemblent à une "double peine", assure Véronique Riesco.

----------------


Rue89  18 février 2014 (Emilie Brouze, journaliste)

La POE (préparation opérationnelle à l'emploi) en procès



Chez Leclerc : « On m’a dit que les gens comme moi devaient dégager »
 
En Ile-de-France, Leclerc a recruté 91 chômeurs rémunérés entièrement par Pôle emploi. Quinze d’entre eux ont saisi un avocat : ils estiment avoir travaillé gratuitement plusieurs semaines avant d’être remerciés.
Ils ont le sentiment d’avoir été utilisés puis jetés. Pendant un mois et demi, ces chômeurs franciliens ont bossé gratos pour Leclerc, avant de se faire virer « pour des motifs farfelus ».
Sur le coup, ils n’ont rien dit : le Pôle emploi d’Evry (Essonne) et Leclerc leur avaient assuré un CDI à la fin de la formation, sauf faute grave. La date prévue d’embauche est même formalisée sur le document signé par les demandeurs d’emploi
Le CDI, « on nous l’a promis 10, 20, 30 fois », assure Ouarda, 47 ans, l’une des chômeuses virées :
« On nous mettait toujours la carotte du CDI : on aura un boulot, on aura une mutuelle... On nous a vendu beaucoup de rêve. »
Ils ont écrit à Rue89 – sur les conseils d’un salarié de Pôle emploi – parce que leur expérience fait écho à un précédent témoignage publié en octobre dernier : Grégory Roumier racontait ses six jours de travail gratuit pour l’ouverture d’un Leclerc Drive à Auxerre (Yonne).
Le Bourguignon, comme Ouarda et ses collègues de Fleury-Mérogis, ont dit oui à une formation débouchant sur un contrat stable mais estiment avoir bossé comme des salariés. Une période d’essai gratuite pour l’enseigne, autrement dit.
Un avocat a été saisi
La POE (préparation opérationnelle à l’emploi) doit en théorie permettre à des chômeurs d’acquérir les qualifications requises pour un poste. Une période d’apprentissage pendant laquelle le demandeur d’emploi n’est pas rémunéré par l’employeur mais indemnisé de quelques centaines d’euros par Pôle emploi.
Sur les 91 personnes de la POE de Fleury-Mérogis (Essonne), seulement 44 ont signé un contrat à la fin, ont évalué les chômeuses renvoyées. Le directeur du magasin confirme le premier chiffre mais affirme ne pas avoir encore calculé le nombre de CDI signés.
« Nous souhaitons que ces actes, malheureusement fréquents, ne restent pas impunis et ne puissent pas se reproduire à l’avenir », écrivait dans un e-mail adressé à Rue89 Elodie, une demandeuse d’emploi de 24 ans.
Quinze chômeurs écartés du Leclerc ont saisi un avocat, maître Sofiane Hakiki. « Le dossier est foisonnant en matière d’infractions pénales », estime-t-il.
« Un CDI, c’est pas rien »
L’histoire des Leclerc, le jargon des magasins, les modes de paiement... La partie théorique de la formation, en classe, a débuté en décembre 2013 à Grigny (Essonne), après des tests et des entretiens de sélection. Pendant deux semaines, « on a été formatés Leclerc », du lundi au vendredi, résume Ouarda. Une formation chapeautée par Formadif organisme spécialisé dans la grande distribution, et qui s’est échelonnée sur différentes dates, selon les profils.
Parmi les candidats de la POE, il y a beaucoup d’anciennes caissières, des mères seules avec un enfant. « Des gens dans la précarité », décrit Ouarda, deux enfants, ancienne assistante de direction. « Leur point commun, c’est la misère », opine maître Hakiki, en contact avec quinze d’entre eux.
En attente d’un logement et au RSA, Aminata, 22 ans, maman d’une petite fille, a sauté sur l’offre :
« Je me suis dit que ça allait résoudre tous mes problèmes. Que ça allait nous stabiliser. »
Elodie, 24 ans, qui enchaînait les missions en intérim, avait fait des projets quand on lui a promis un CDI : elle espérait obtenir un prêt à crédit pour une voiture. La jeune femme avait déjà travaillé un an et demi chez Leclerc :
« Un CDI, c’est pas rien. On nous a dit : “Vous allez avoir un CDI.” Alors je me suis donnée à fond pendant deux mois. »
Pour rien du tout.
Dépoussiérer, ranger, nettoyer gratos
Pour les hôtesses de caisse, la formation pratique a débuté le 3 janvier et a d’abord consisté à faire le ménage dans le magasin encore en travaux. Poser des antivols sur des culottes et des soutiens-gorge, dépoussiérer, ranger, mettre en place... « On a fait la boniche », dit Laura, dans la poussière et au froid. « Sans aucun remerciement », précise Aminata.
« On a fait sans rien dire », assume Ouarda. Cette dernière assure avoir travaillé plus d’heures que prévu, avant l’ouverture : « On a fait un jour de travail en plus, sans être payés. » « C’est faux », tranche Loïc Delauney, le directeur du magasin, qui ajoute que tout le monde a participé à la mise en place, « moi et les chefs aussi ».
Le Leclerc de Fleury-Mérogis a été inauguré le 15 janvier. Parmi les employés, il y a les POE et, sans compter le directeur, trois chefs qui sont salariés de Leclerc. Derrière les caisses, il n’y avait que des formés, assurent les hôtesses de caisse interrogées.
« J’étais perdue, j’ai craqué »
Le premier jour, Aminata a pleuré devant les clients :
« J’étais perdue, j’ai craqué. Je ne connaissais rien et on était livrés à nous-mêmes. »
« On a travaillé comme de vrais employés », opine Ouarda.
Laura dit qu’ils ont simplement suivi une petite formation en caisse, à vingt sur une machine. « On devait être en binôme le jour de l’ouverture, on a commencé seuls. »
Delphine Persac, directrice de Formadif, assure que les POE ont eu une formation pour ouvrir et fermer une caisse :
« Après, si elles discutent pendant la formation, c’est sûr... A un moment, il faut se remettre en question. »
« C’était du démerdage », expose Ouarda qui a débuté à la caisse avant d’être transférée à l’accueil. Elle explique qu’elle supervisait la ligne de caisses et devait faire remonter le chiffre d’affaires toutes les quinze minutes.
« Je devais établir les commandes et les factures, créer les cartes de fidélité. Personne ne m’avait jamais montré. [...] J’ai demandé à être formée à l’accueil, en vain. »
« On me criait dessus »
Pendant ce mois et demi, quatre des formées interviewées par Rue89 se sont senties méprisées. Les responsables leur parlaient mal, se plaignent-elles. En formation théorique, on leur a dit de sourire, d’être polies, de vouvoyer.
« On nous a parlé de respect, mais le respect allait dans un sens, pas dans l’autre », soulève Elodie. « On était obligés de les vouvoyer mais ma responsable me tutoyait », ajoute Ouarda. « Je me suis dit : “Faut pas que je parle, sinon j’aurai pas mon CDI” », ajoute Aminata.
Et puis rapidement, il y a eu les premiers départs. « On avait la peur au ventre parce qu’on voyait des gens se faire virer, pour des motifs assez farfelus », relate Ouarda. Elle a été convoquée le 28 janvier et ils l’ont fait pleurer :
« On me criait dessus, on me coupait la parole. On m’a dit que les gens comme moi devaient dégager. La violence verbale et gestuelle était difficile à supporter. »
Le même jour, Laura est partie. « Je me sens dégoûtée, humiliée », dit-elle aujourd’hui. « On s’est fait avoir. »
Jessica, 23 ans, rapporte qu’on lui a conseillé de changer, « que j’avais trop d’expérience en caisse et qu’ils me voyaient bien travailler avec les enfants ». C’était le 18 janvier, trois jours après l’ouverture. Au RSA, elle avait pris exprès une nounou pour son enfant de 18 mois :
« Si j’avais su... Ça m’a fait perdre deux mois pour rien. »
« Je suis en colère d’avoir été utilisée »
« Jusqu’au 21, on m’a dit que j’étais un bon élément », retrace Aminata qui se retrouve aujourd’hui sans-emploi. A la caisse, elle avait oublié de faire signer trois chèques à des clients qui, assure-t-elle, sont revenus le faire :
« J’étais en formation, ce n’était pas une faute grave. Sur le document de Pôle emploi, ils ont marqué que je ne répondais pas aux attentes du magasin. On m’a virée sans raisons valables.
Avant moi, trois personnes ont été virées : l’une était trop réservée, l’autre avait trop expérience, l’une n’était pas aimable... Ils nous ont utilisés juste pour l’ouverture et pour faire le ménage. »
Elodie, renvoyée aussi, se dit « démotivée ». « Ils ont fait des profits sur nous et sur l’Etat », estime-t-elle.
En fonction de leur situation, les chômeurs ont touché des indemnités de quelques centaines d’euros versées par Pôle emploi, plus 6 euros par jour pour les repas.

  • Ouarda a reçu 260 euros pour décembre, 512 euros en janvier ;
  • Laura 380 euros en décembre, 777 euros en janvier.

Sans compter que plusieurs formés ont dû acheter des pantalons noirs et des chaussures de ville présentables, pour porter l’uniforme. Ça a coûté 70 euros à Aminata.
« Nous, on a fait notre travail »
Mercredi 12 février, le Pôle emploi d’Evry a reçu les demandeurs d’emploi qui ont fait remonter leur expérience. Contacté par Rue89, un porte-parole de Pôle emploi Ile-de-France estime qu’il est encore tôt pour en dire plus.
« En général, ce genre de prestations remportent un succès », note-t-il au sujet des POE.
« Mais on ne peut pas obliger la boîte à recruter quelqu’un. On ne fait que croiser l’offre avec la demande. »
« Si elles ont un problème, qu’elles m’appellent », tranche Dephine Persac de Formadif, qui estime n’avoir rien à se reprocher. « J’ai toujours été dispo, j’ai fait ma partie du boulot. » Sur la promesse de CDI, elle balaie :
« Les conditions étaient claires : ils devaient être exemplaires. »
Pour Delphine Persac, les raisons de renvoi étaient « légitimes » : « Après, elles l’entendent ou elles ne l’entendent pas... »
Le directeur du Leclerc de Fleury-Mérogis reconnaît avoir recruté « six ou sept » personnes en plus, dès le début. Ajoutant ainsi que quatre personnes ne se sont pas présentées en formation :
« Il y a eu des démissions de leur part et certaines n’ont pas fait l’affaire. D’autres ne sont pas faites pour ça. On a cru en des personnes qui nous ont déçus. Nous, on a fait notre travail. »
Maître Sofiane Hakiki compte déposer la semaine prochaine une plainte au pénal

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  cheese cake le 20/2/2014, 19:26

Eh oui ma reine : des articles "périphériques" !on pourrait aussi y ajouter la prose journalistique des " 1ers de la classe"?
J'ai lu aussi que les cadres passent en moyenne 16 ans de leur carrière en réunion !!!! C'est Une moyenne car chez popol ont pète les score !!!! Pour une fois que l' on participe à l' augmentation de qqchose d' autre que le chomdu !!! Medaille d'or de la reunionite aiguë !!!! YO
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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  efe le 22/2/2014, 12:22

http://www.lepostillon.org/A-Pole-emploi-personne-ne-m-a.html#nh3


Décembre 2013
« À Pôle emploi personne ne m’a redonné le sourire »


Avez-vous déjà fait attention au nombre de personnes qui poirotent tristement à 8h25, si ce n’est plus tôt, devant les agences Pôle emploi de Grenoble et de la cuvette ? Elles sont des dizaines à attendre chaque jour que les portes s’ouvrent à 8h30 pile poil, pour une première inscription, régler un problème administratif, consulter des offres sur les bornes internet ou tout simplement faire une photocopie gratuitement. Le département de l’Isère compte presque 80 000 chômeurs [1], ils méritaient bien qu’on s’intéresse un peu à eux. Le Postillon a donc envoyé un de ses parasites au charbon, parmi ceux, nombreux, qui traînent dans les couloirs de la rédaction. Il est allé observer ce qui se passait à l’accueil de Pôle emploi et a fait le pied de grue devant trois agences [2] pour recueillir les témoignages de ces pseudo-assistés qui espèrent encore trouver du travail en 2013.

Une trentaine de personnes, pochette soigneusement calée sous le bras pour certaines, s’engouffrent dans l’agence. À l’intérieur, c’est propre. L’espace d’accueil est spacieux. Il y a là des bornes connectées au site internet de Pôle emploi, une photocopieuse, deux bureaux et deux à trois agents qui accueillent derrière leur ordinateur les demandeurs d’emploi qui patientent sagement dans la file. Au mur est accroché le logo de Pôle emploi, un E collé dans un rond qui, rappelons le, avait coûté pas moins de 500 000 euros en 2008 lors de la fusion des Assedic et de l’Anpe [3].

Les nouveaux inscrits disparaissent rapidement et vont assister à une réunion collective dans une pièce adjacente, tandis que d’autres attendent qu’un conseiller les appelle pour un « entretien personnalisé ». Les agents d’accueil étudient les demandes de ceux qui restent encore dans la file. Un homme est affalé sur un siège devant un ordinateur, il fait glisser, sans conviction, la molette de la souris, puis s’immobilise. Il s’endort, l’écran passe en mode veille, il se réveille et lentement reprend la consultation des offres. Sur son bras, il a griffonné au stylo les références de l’une d’entre elles. Une femme ordonne à son chien de rester dans le hall d’entrée. Docile, l’animal obéit. Sa maîtresse poirote une demi-heure, puis, après quelques signes d’impatience, décide de partir. Son chien la suit. Un homme, la cinquantaine, nous interpelle : « Vous voulez pas m’aider à remplir mon dossier, je ne comprends pas où mettre ces numéros ? » On lui file un coup de main : les trois agents à l’accueil sont débordés et sans cesse sollicités. « Vous pouvez me remettre du papier dans la photocopieuse s’il vous plaît ? - J’arrive, un instant. » Un type double la file et se présente au guichet. Il se fait sermonner. « Mais je suis employeur ! » s’exclame t-il avant de s’excuser. « Je n’avais pas vu la queue. » Ça rentre et sort, inlassablement. Quelques regards de compassion ou d’agacement s’échangent. On sort.

Dehors, on aborde les demandeurs d’emploi. Sur les quatorze personnes rencontrées, pas une seule ne nous a confié avoir trouvé du travail grâce à Pôle emploi, la plupart se pliant simplement aux contraintes administratives pour bénéficier des allocations chômage.

Marc, la vingtaine, est inscrit depuis un an et demi. Il peste : « Je vais à Pôle emploi pour m’embrouiller. Plusieurs fois j’ai tapé des crises. Moi je les déteste, ils s’en foutent de nous, ils me saoulent. Je reçois des convocations obligatoires en retard, ils m’envoient ça en mars pour un rendez-vous en février ! Ça m’est arrivé quatre fois. À mon premier rendez-vous, on ne m’a pas dit d’envoyer mes fiches de paie à Bordeaux [4], résultat ça me bloquait mes indemnisations. Ce mois-ci j’ai 33 euros au lieu de 1000, je sais pas comment je vais payer mon loyer. Je vais demander à mon colocataire et mes parents, je les rembourserai après. Pendant les rendez-vous, ils ne t’aident pas, ils te sortent une liste avec des offres auxquelles je ne peux pas répondre : il faut être diplômé ou avoir cinq ans d’expérience. C’est comme ça pour les trois quarts de mon entourage. Pôle emploi ça sert à rien, juste à toucher les allocations. On est en France, on a des droits, c’est pas normal qu’on trime autant que ça ! ».

Virginie, 25 ans, a bossé dans l’enseignement. Elle vient tout juste de s’inscrire : « Ils étaient super à mon rendez-vous, mais je ne compte pas sur Pôle emploi pour me trouver du travail, je passe par un autre réseau. »
Pas besoin d’aller vers Claude, la cinquantaine, il vient nous taxer une clope : « J’ai pas internet chez moi, je viens consulter les offres ici. Mais avec eux j’ai jamais trouvé de travail. Je fais quelques missions d’interim. Avant c’était plus facile de trouver du boulot, on quittait un patron le vendredi, on retrouvait du travail le lundi, c’était dans les années 80. »

Ammar a suivi une formation dans l’animation sociale : « Je pourrais travailler comme co-éducateur avec ce diplôme mais je ne trouve rien du tout. Alors maintenant, je fais n’importe quoi, comme médiateur, c’est pas mon profil. C’est des petits CDD sans suite ou des petites missions. Mon allocation est de 600 euros. Quand je travaille pour 400 euros par mois, je suis indemnisé de 200 euros, ça varie en fonction de ce que je déclare mensuellement. Et avec 600 euros on ne peut pas vivre. Les agences, il faut les fermer et laisser les gens se débrouiller tout seuls. Pour chercher du travail, il ne faut pas compter sur eux. Aujourd’hui je suis venu pour consulter les offres sur internet, je n’ai pas de wifi, alors je viens ici pour me donner un peu espoir. » Il évoque son malaise parfois face aux conseillers : « On est en contact avec une personne qui n’est pas avenante alors qu’on a besoin d’un soutien moral, psychologique. On a l’impression que c’est la personne qui paie de sa poche les indemnités, ça rend l’interlocuteur mal à l’aise. »

Amélie, la petite trentaine, travaille dans l’animation et cumule les emplois saisonniers : « Aujourd’hui j’ai passé plus de temps avec mon conseiller que d’habitude parce que ma demande de réinscription n’avait pas été prise en compte. Je ne sais pas combien je vais toucher, ils ne savent pas me dire, ils m’ont dit que je saurai d’ici dix jours mais la dernière fois j’ai attendu un mois et ils s’étaient plantés dans mes droits. Je suis désabusée. Je pense que c’est pour diminuer les chiffres du chômage qu’ils radient si facilement. Je connais plein de potes qui se retrouvent dans la même situation que moi. Les mois où je travaille j’économise et après je puise dans mes économies et je travaille aussi au black pour compléter. J’ai l’impression qu’à Pôle emploi ils sont démunis et surchargés de travail. Ils te disent souvent de téléphoner au 39 49 parce qu’ils n’ont pas la réponse. »

Jean est inscrit depuis trois mois, il veut rentrer dans l’armée : « Je ne touche pas d’argent de Pôle emploi, je suis au RSA mais c’est pas évident de vivre avec ça. Je devais voir des recruteurs de l’armée, mais ils ne sont pas venus, je suis obligé de revenir plus tard. Ils sont super à Pôle emploi, quand t’as un souci, ils t’aident à faire tes actualisations, ils te suivent. D’un point de vue humain, c’est bien. »

Marie, elle, est dans une situation particulière, elle a le statut d’intermittent du spectacle. Ce qui explique qu’elle soit inscrite depuis quinze ans. Son statut lui permet, après avoir réalisé un certain nombre d’heures de travail, de lui ouvrir des droits au chômage qui viennent compléter ses cachets. Elle a connu les défuntes Assedic et Anpe : « Ce qui a changé avec la fusion c’est qu’avant il y avait une Anpe spectacle, donc les gens connaissaient vraiment le boulot. Aux Assedic c’était super, ils pouvaient débloquer des dossiers rapidement. » Aguerrie aux rouages, elle s’arrange toujours : « Quand je vois que la personne ne connaît pas la situation des intermittents, il faut pas s’énerver. Le mieux est de repartir et revenir le lendemain pour tomber sur quelqu’un d’autre qui comprend ta situation. »

Martin, 22 ans, vient d’Ardèche où il était étudiant et travaillait parallèlement à l’usine : « Un boulot horrible mais il fallait le faire parce que j’avais besoin d’argent. » Là-bas, à Pôle emploi : « Il fallait venir en avance. Ça ouvrait à 8h30 et j’arrivais vers 7h50 et il y avait déjà quatre personnes devant moi, 40 minutes avant l’ouverture ». Il a dû se réinscrire à Grenoble pour toucher ses allocations : « Je suis ouvert à tout, vu que j’ai travaillé en usine. Là, j’ai encore des économies de l’année dernière et je suis en collocation avec ma copine, du coup on ne paie pas trop cher mais c’est pas facile, on ne peut pas se faire plaisir à côté. »

Amina, la quarantaine : « Je veux bien répondre à vos questions mais vous ne me filmez pas, hein ? ». Elle a travaillé en Algérie comme éducatrice, elle est inscrite depuis bientôt un an et a demandé à suivre une formation : « À chaque fois on me disait ‘‘il faut d’abord travailler’’, mais on ne trouve pas d’emploi ni de formation. Il n’y a rien, même pour faire le ménage. On est très bien accueilli à Pôle emploi mais il n’y a pas de résultat. »

Mathieu a bossé cinq ans en CDI dans une grosse boîte de la région grenobloise avant de subir un plan de licenciement : « À Pôle emploi, ils font de leur mieux avec ce qu’on leur donne. Mais c’est pas forcément eux qui vont nous donner du boulot, la démarche, elle reste personnelle et c’est avec de la motivation et du caractère qu’on arrive à se démerder. Ça fait peu de temps que je cherche du boulot, alors je cible vraiment les domaines qui m’intéressent, je ne suis pas encore dans l’esprit où je vais être à la rue demain. Pour moi, les services qu’ils me proposent me suffisent, je n’ai pas besoin d’un boulot demain mais peut être que dans dix mois je tiendrais un autre discours. »

Une dame, autrefois employée dans une créche, préférè taire son prénom : « Il ne me reste plus que deux mois de chômage après ça va être le RSA. Les temps sont difficiles, faut que je paie mon loyer de 300 euros et que j’élève mes petits. »

Jacques est sérieusement en colère contre Pôle emploi. Il était carrossier-peintre, a eu des soucis de santé et, à son retour d’arrêt-maladie, son patron l’a licencié : « Ça fait quatre ans que je viens tous les jours à Pôle emploi et qu’ils me voient ici et ils ne me trouvent rien. Ils m’ont menacé de se débarrasser de moi. Je peux vous donner les noms ! Ce qui les dérange, c’est que je vienne tous les jours. Je recherche des petits boulots mais pas physiques parce que j’ai des problèmes de santé, mais ils veulent rien m’expliquer. Je touche 452 euros d’indemnisation. Heureusement que ma femme m’aide à vivre. Mais je suis pas proxénète, j’ai pas envie de profiter de la situation de ma femme. J’ai été convoqué trois fois par la directrice et une fois elle m’a sorti de l’agence. Alors je suis obligé de venir en cachette pour consulter les ordinateurs . » Et de conclure avant d’enfourcher sa moto : « Il y a des gens qui viennent, ils ne veulent pas de sous, ils veulent du travail ! »

Guillaume, la vingtaine, était en contrat d’apprentissage dans une boite qui a été liquidée. Son contrat a pris fin avant l’heure. Il essaie tant bien que mal de s’inscrire à Pôle emploi : « J’avais déjà fait les papiers, ils m’ont renvoyé mon dossier comme quoi il me manquait une attestation, je l’ai mise et ils me l’ont renvoyé de nouveau en me signalant qu’il manquait mon contrat. Ils me disent pas tout en même temps, du coup ça prend du temps. Peut-être qu’ils vont encore me le renvoyer et me dire qu’il manque encore un truc. » Il relativise : « Ça va, j’habite chez ma mère et je n’ai pas de loyer à payer, ni de facture, du coup c’est pas trop gênant. Mais si j’étais seul ça serait pas la même chose. Il y en a d’autres que ça doit faire râler. »

Abderrahmane, bientôt 60 ans, a travaillé dans une ambassade française à l’étranger, il est arrivé il y a un an et demi en France : « Je cherche du travail, je ne touche pas d’indemnités, je suis au RSA. Je peux travailler dans n’importe quoi, il faut que je trouve un boulot mais il n’y a rien. Je suis passé pour faire des photocopies de mes lettres de motivation et de mes CV pour les distribuer partout, mais ça ne marche pas. »
Il ressort de ce micro-trottoir, bien que non exhaustif, l’absurdité de ce système : faire semblant de chercher à tout prix un boulot qui n’existe pas en attendant la fin de ses allocations, ou devoir travailler dans des conditions précaires. Et on repense à ce que nous avait dit Marc, la première personne que l’on avait rencontrée : « Là-bas personne ne m’a redonné le sourire. »

«  On est au cœur des problèmes sociaux »
Pôle emploi est né de la fusion entre les Assedic et l’Anpe en 2008. Cet établissement public emploie 50 000 personnes dans toute la France dont un peu plus de 700 en Isère. Pour connaître leurs conditions de travail et essayer de comprendre pourquoi certains demandeurs d’emploi sont si mécontents, on a questionné un syndicaliste. Pierre Beneyton (CGT) est l’un des deux secrétaires CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de Pôle emploi Rhône-Alpes.

Quelles sont les différents postes occupés par les agents à Pôle emploi ?

Quand vous rentrez, vous êtes dans la « zone d’accueil » avec un ou deux postes qui sont tenus souvent par des personnes embauchées en CDD. Elles font l’accueil « de premier niveau » et prennent le premier contact avec le demandeur d’emploi. Il y a ensuite « l’accueil de réception », ce sont des bureaux dans la « zone d’accueil », ils sont destinés aux gens qui ont un problème un peu plus pointu mais qu’on peut résoudre rapidement, comme un souci d’indemnisation. L’accueil devrait être une priorité et les sites devraient mettre le paquet parce qu’il y a beaucoup de situations qui sont dues à des problèmes d’organisation. L’autre espace, c’est « l’accueil sur rendez-vous » et là on vient vous chercher, les agents badgent et passent une porte. Là, vous êtes reçus par un conseiller pour 45 à 50 minutes. Ils reçoivent en principe quatre demandeurs d’emploi le matin et trois l’après-midi. Il faut savoir qu’encore récemment le demandeur d’emploi était réorienté à l’accueil vers le 39 49, une plate-forme téléphonique.

C’est-à-dire que le demandeur d’emploi venait à Pôle emploi et on lui disait : « Téléphonez au 39 49 » ? Quel était l’intérêt de se déplacer jusqu’à l’agence ?
Si le demandeur d’emploi venait pour un renseignement tout simple, on lui donnait, si ça dépassait le stade de l’information primaire, le conseiller le réorientait vers le 39 49 pour donner l’habitude au demandeur d’emploi de faire un certain nombre de choses de chez lui. À Pôle emploi, on a un peu le même discours que les banques ou les assurances. Dans l’agglomération grenobloise, il semblerait qu’on veuille revenir au « service immédiat » : le demandeur vient et on doit l’aider sur place.

À Vigny-Musset, j’ai rencontré des gens qui n’avaient pas d’ordinateur chez eux ou qui ne maîtrisaient pas forcément les outils informatiques. Pôle emploi pousse à la dématérialisation, à l’usage des mails et d’internet. Ça pose quand même des problèmes pour une partie de la population, non ?
La dématérialisation, ce n’est qu’un outil. Éditer des petites annonces et les afficher ça ne sert pas forcément à grand chose si c’est un public qui est en difficulté au niveau de la lecture, ça ne va pas l’aider spécialement. La question est : quand un demandeur d’emploi entre dans une agence, quelle attention on a pour lui ? Qu’est-ce qu’on fait pour lui ? Et avec quels moyens ? Le nombre de chômeurs a explosé, les effectifs [le personnel Pôle emploi] on va dire qu’ils ont augmenté de 10 % depuis la fusion [des Assedic et de l’Anpe en 2008] mais si vous prenez la courbe du chômage depuis fin 2008, c’est pas 10 %, c’est beaucoup plus. À mon avis il y a à peu près 50 % de chômeurs en plus toutes catégories confondues. Il faut savoir que les agences n’ont pas de moyens supplémentaires. Et puis les gens à l’accueil en CDD ont très peu de formation et sont jetés dans la cage aux fauves au milieu des demandeurs. On a remarqué à Grenoble que c’est à l’accueil qu’il y avait le nombre le plus important d’incidents déclarés. Il y en avait moins avant. On a deux interprétations différentes : ça traduit une augmentation de l’agressivité à l’accueil et c’est aussi le fait que les agents déclarent mieux les incidents.

Est-ce qu’il n’y aurait pas d’autres explications ? Les gens ne trouvent pas de boulot via Pôle emploi, certains ont des problèmes d’indemnisation, ils ont peut-être le sentiment de ne venir que pour des démarches administratives laborieuses.

C’est certain que nous, comme la CAF, on est au cœur des problèmes sociaux. Les agents ont en face d’eux des gens qui ont de fortes attentes et la principale c’est de savoir où le demandeur en est au niveau de son indemnisation. Le but n’est pas de vivre de ses allocations mais de savoir combien je vais avoir et pendant combien de temps. Il est vrai qu’on a une difficulté à Pôle emploi sur le système d’indemnisation parce que tous les renforts qu’on a eu dernièrement sont dédiés au « placement », c’est-à-dire à la recherche d’emploi. L’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi avec des contrats courts fait que les dossiers tournent beaucoup et qu’il faut revoir les dossiers plusieurs fois.

J’ai vu des gens exaspérés qui finissaient par s’en aller sans avoir de réponse à leur question. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Est-ce une question politique ?
Pôle emploi répond à une commande politique. En face, les employeurs qu’est-ce qu’ils proposent ? Des contrats de très courtes durées, très mal payés, c’est vrai qu’aller proposer un contrat de huit jours au smic à quelqu’un, c’est quand même pas très attractif.

Existe-t-il une politique du chiffre ? Est-ce que vous avez des consignes pour radier les gens plus rapidement ?
C’est assez ambigu. Officiellement ça n’existe pas, on ne peut pas dire qu’il y ait des consignes écrites. Mais il y a des pratiques : un demandeur qui loupe un rendez-vous est suspendu de deux mois d’indemnisation. C’est une sanction violente pour un simple rendez-vous manqué. Tout dépend aussi de la culture du conseiller, certains vont se dire « bon d’accord il a loupé le rendez-vous mais c’est pas bien grave et je ne vais pas faire partir la lettre qui correspond » et il y a ceux, en particulier les nouveaux, qui appliquent la consigne, ils radient.

Les statistiques du chômage sont quand même des outils utilisés par les politiques quelle que soit leur étiquette, depuis des années...
Absolument. Mais il est difficile de prouver qu’il y a une volonté de sabrer dans les chiffres. Mais il y a des consignes d’organisation qui font que la radiation est un peu rapide et un peu facilitée. Il faut savoir aussi que Pôle emploi va avoir accès aux comptes bancaires des demandeurs [Ndr : décret du mois d’octobre 2013]. On peut supposer qu’en Rhône-Alpes, on aura dix ou douze agents qui seront habilités à faire ça. Moi je veux bien qu’on traque les gens qui abusent du système, par contre il y a une tendance à considérer le demandeur d’emploi comme un profiteur, je ne pense pas qu’il y en ait tant que ça qui puissent vivre du chômage.

Le taux de chômage est-il sous-évalué ?
Oui, mais dans quelle proportion, c’est difficile à dire. Le nombre de gens qui ont de multiples petits boulots à droite à gauche, avant qu’ils se disent « j’ai droit à quelque chose », ils ne s’inscrivent même pas alors qu’ils pourraient bénéficier des allocations. Il y a aussi ceux qui ne s’inscrivent pas parce que financièrement ils savent qu’ils ne toucheront rien, ça ne va pas leur changer la vie et il y en a sans doute un bon paquet.

J’ai lu dans un tract de la CGT que « le nombre d’arrêts de travail des agents est en constante augmentation ». Quelles sont les conditions de travail à Pôle emploi en Isère ?
On constate qu’il y a beaucoup d’arrêts de travail mais le taux d’absentéisme a baissé en 2012, ça ne veut pas dire que ça va bien à Pôle emploi. Hier, sur un site de l’Isère, il y avait dix personnes qui étaient dispensées d’accueil sur 45, ça fait plus de 20 %, ils sont conseillers. Ils sont dispensés de faire de l’accueil par le médecin du travail. Pour enlever de la souffrance à un conseiller, il est dispensé d’accueil parce que c’est le poste le plus exposé, le plus dur. C’est là où on prend toute la colère des demandeurs d’emploi. Il y en a pas mal qui sont aussi interdits de tout contact avec le public, ça arrive, ils ne reçoivent plus de demandeurs et ne répondent pas au téléphone parce que ça les met dans un état de stress important.

Connaissez vous le TSA ?
Lorsqu’un demandeur d’emploi actualise sa situation et déclare une période de travail, il doit, pour que ses indemnités soient recalculées, envoyer ses fiches de paie non pas à l’agence dont il dépend mais a une entreprise spécialisée dans le traitement de données (Tessi) à Bordeaux. C’est ce qui est appelé à Pôle emploi le « tri spécial à l’arrivée ». Autrefois ces documents étaient traités en interne au niveau local. Cette sous-traitance engendre de nombreux problèmes comme l’explique Pierre Beneyton : « On se retrouve avec une entreprise qui est spécialisée dans le traitement de dossiers sauf que c’est loin et qu’il y a un risque de perte de document, de retard... ce qui génère de la part des demandeurs des coups de fil, des visites ou des incidents parce que, quand vous ramenez pour la troisième fois des documents, il y a de quoi être énervé.
Notes


[1] En février 2013, 79 484 personnes étaient inscrites à Pôle emploi en catégorie A, B et C, elles étaient 52 894 en catégorie A. Lorsqu’il publie les taux de chômage, le gouvernement ne comptabilise que la catégorie A, c’est-à-dire les chômeurs qui n’ont aucun emploi. Pour simplifier, les catégorie B et C regroupent les demandeurs qui travaillent de temps en temps.



[2] Les interviews ont été réalisées devant les agences de Grenoble Europole, Vigny-Musset et à Fontaine. Pour des raisons de simplicité, les lieux ne sont pas mentionnés. Certains prénoms ont été changés.



[3] Geoffroy Roux de Bézieux, ancien président de l’Unedic, a avoué après révélation de cette information par le Canard Enchaîné qu’« on a payé peut-être un peu cher ». Mais ce n’est pas la première fois que des dépenses démesurées sont réalisées par cet organisme public. En 2004, le logo de l’Anpe avait coûté 2,4 millions d’euros...



[4] Les demandeurs d’emploi doivent « s’actualiser » mensuellement sur internet ou par téléphone et signaler l’évolution de leur situation. Ceux qui ont travaillé doivent le mentionner et envoyer leur fiche de paie à une entreprise privée à Bordeaux (voir encart), sans ça ils ne sont pas indemnisés.

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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

Message  cheese cake le 22/2/2014, 20:32

Super article qui reflète malheureusement la difficulté des DE et des agents ! Bravo ! Je le recommande en lecture publique au Cinetic ...entre 2massages et un bon repas !
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Re: Revue de presse (piochée sur internet par cheese cake et les autres)

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