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Enquêtes BMO (besoin en main d'oeuvre)

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Enquêtes BMO (besoin en main d'oeuvre)

Message  efe le 19/4/2013, 11:28



Doutes sur la fiabilité de l'enquête de Pôle emploi sur les Besoins de Main d'Œuvre (BMO)



Agoravox 18 avril 2013
Exclusif. Pôle emploi : Les drôles de comptes de l’enquête « Besoin en main d’œuvre »

Pôle emploi publie depuis 10 ans son enquête BMO (Besoins en main-d’euvre). Les chiffres de l’étude sont souvent paradoxaux dans le contexte actuel de records du chômage en France. En effet, les derniers en date font état de projets de recrutement en hausse de 0,3% en 2012. Le hic est que Pôle emploi recueille parfois ces données selon des procédés dont la fiabilité est plus que relative, tout autant que les moyens mis en oeuvre. Tant pis pour le demandeur d’emploi.

Nous l’appellerons Jean. Il a travaillé (en CDD) pour Pôle emploi, participant spécifiquement à l’enquête BMO qui se déroule, pour réaliser ce bilan, traditionnellement en fin d’année pour publication dans les premiers mois de l’année suivante.
Le constat de Jean est sans appel : « je ne crois pas qu’il faille accorder quelque crédit que ce soit à l’enquête BMO ». Cette enquête est conjointement réalisée avec le CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie).

Jean détaille les moyens mis en œuvre par Pôle emploi pour constituer une image tendancielle du marché de l’emploi, porteuse d’espoir pour les 3,18 millions de chômeurs français :

- Quinze CDD sur un mois juste avant noël, payés au SMIC ;
- Des répertoires téléphoniques et carnets d’adresses obsolètes :
- Des codes ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et Emplois ) non mis à jour ;
- Un logiciel peu adapté à la tâche ;
- Des secteurs d’activités à contacter aux abonnés absents ;
- Du matériel d’appel désuet ou hors d’usage.

Chez Pôle emploi, un responsable explique à Agoravox que "ce n'est pas tant la méthode qui est à remettre en cause que la difficulté pour les chefs d'entreprises à répondre précisément aux questions"

TRAVESTIR L’INCERTITUDE EN CERTITUDES


Ce qui est bien dommage car Jean, lui, a mis toute sa bonne volonté pour les écouter. Mais ce n'est pas précisément ce qu'on lui demandait. Tout d’abord, il constate qu’il ne travaille pas directement pour Pôle emploi mais que ce dernier sous-traite au secteur privé, à Synerfil, du groupe Teleperformance. Il s'agit d' un poids lourd de « l’expérience client externalisée ».

Contactée également par Agoravox, cette dernière société ne s’est pas montrée particulièrement pressée de commenter nos informations.

Chez Pôle emploi, le responsable affirme que sur les 26 régions passées au crible par l'enquête seules trois font appel à des sous-traitants (soit 15 bassins d'emplois sur 388). Parmi ces régions, l'une des plus importantes toutefois : l'Ile-de-France. Jean travaillait "sur" cette région.

Comme dans toutes les entreprises de services, chez Synerfil il faut faire du chiffre. Avec les moyens qui lui sont donnés, Jean pose les questions devant permettre de construire l’enquête BMO :

- Avez-vous des projets de recrutements pour l’année prochaine ?
- Pour quel type de poste ?
- Combien de personnels pour ce type de poste ?

Dans un premier temps, il est reproché à Jean d'être trop « à l’écoute » des interlocuteurs qu’il arrive à joindre. Pas bon. Il faut aller à l’essentiel.

Très vite se dessine un gros problème, du moins quand il s’agit de définir chiffres et statistiques fiables. En effet, l’employeur interrogé est très partagé sur la teneur des réponses qu’il peut donner.

« Notre travail était de travestir l’incertitude en certitudes ». Telle était la demande du responsable Synerfil sous pression car au bout de deux semaines, Pôle emploi, son « client » s’inquiétait du manque de résultats.


Donc avec une réponse du type : « il y aura sans doute des projets de recrutement, on ne sait pas vraiment dans quel secteur ni combien de personnes » nous cochions « oui » dans l’interface informatique se rappelle Jean.

FISSION MOLÉCULAIRE

Pour quel type de poste ? Réponse du style : « sans doute des ingénieurs, peut-être des commerciaux, probablement des administratifs ou des ouvriers ». En fait personne n’en sait rien mais est noté alors sans frémir : « Ingénieur, commercial, administratif, ouvrier ».

Et enfin, combien ? Cet élément est assez important pour déterminer "la tendance" au niveau de Pôle emploi mais sont éliminés les « peut-être » des réponses. En revanche est retenue la fourchette haute des estimations : Trois si la réponse était « deux ou trois, peut-être »....

Puis arrivait la question qui devait se rapporter au code « Répertoire Opérationnel des Métiers et Emplois » (ROME) pour évaluer les besoins en détail. Si l’interlocuteur répondait « nous cherchons des ingénieurs en énergie atomique » et que la liste ROME en est privée nous cochions « ingénieur en fission moléculaire », se rappelle Jean. Plus précis, tu meurs... L'important, dit le responsable de Pôle Emploi, est de savoir qu'il s'agit d' ingénieurs qu'on recherche.

Mais tout ceci n’est, bien entendu, permis que si vous avez un contact au téléphone. Ce qui tient du miracle car, on le sait, peu d’actifs battent les mains de joie lorsqu’on leur demande de répondre à ce type de questionnaire. Sachant que ce sont, quand même, les petites entreprises qui se prêtent le plus facilement au jeu.

Enfin, un « central » est censé piloter des « fiches sociétés » classées par ordre d’importance « moins de 10 salariés », (plus de 300 salariés », etc… Mais des secteurs n’ont pas de fiches du tout comme ceux de l’audiovisuel, de la presse, du cinéma, de l’imprimerie ou bien encore de l’édition.

Sinon, Pôle emploi a rendu publique le 9 avril 2013, son enquête BMO pour 2013. Elle fait état de 1 613 100 projets de recrutement dans les 388 bassins d’emploi français. Ce qui correspond à 421 900 recruteurs potentiels. Chiffres "pondérés et retraités", selon Pôle Emploi qui ne peut chiffrer le coût financier de cette enquête.

Son responsable explique que depuis dix ans qu'elle existe, ses estimations ont "systématiquement été en dessous des réalisations, sauf en 2009 où l'on avait pas vu venir la crise". Une information qui va immédiatement rassurer, on s'en doute, les usagers de ce service public.



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Re: Enquêtes BMO (besoin en main d'oeuvre)

Message  efe le 19/4/2013, 11:46


http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2013/04/10/une-faiblesse-de-lenquete-bmo-de-pole-emploi-ne-pas-prendre-en-compte-le-temps-partiel/

Une faiblesse de l’enquête BMO de Pôle emploi : ne pas prendre en compte le temps partiel / Michel Abhervé

L’enquête de Pôle emploi sur les Besoins de Mains d’Oeuvre 2013 vient de sortir, et c’est pour nous l’occasion de préciser les interrogations que nous avons formulées précédemment sur l’utilité de cette enquête

Après nous être interrogés, nous approchons d’une explication. Il nous semble que cette étude, qui existe depuis plus de 10 ans, n’ait nullement tenu compte des évolutions de l’emploi, telles que la DARES vient de les mettre en évidence (voir 81,7 % des embauches en CDD), montrant en particulier que “La part des CDD dans les embauches continue de s’accroître pour s’établir à 81,7 %“

En effet, l’étude BMO 2013 intitulée ”Analyse des motifs de recrutement, des difficultés et des perspectives à moyen terme” mentionne que 34.3 % des projets d’embauche se font en CDI, chiffre en fort décalage avec la réalité de l’embauche constatée par la DARES sans que ce décalage ne semble poser problème aux auteurs du travail prospectif, alors qu’il devrait au moins conduire à réfléchir sur la déformation des résultats de l’enquête par rapport à la réalité, et tenter de l’expliquer.

Mais ce qui est encore plus problématique, c’est que si l’étude aborde correctement la question de la saisonnalité, elle est totalement muette sur la question du temps partiel et de la quotité de travail. Comment prétendre avoir une vision des besoins quand on met sur le même plan dans une enquête aussi lourde un emploi à temps plein, et un emploi de quelques heures hebdomadaires, voire mensuelles ?

Cela aboutit à ce que figurent en tête des secteurs qui recrutent deux secteurs où le temps partiel est très important, l’entretien des locaux et les aides à domicile

Un travail prospectif sur l’emploi est utile seulement s’il évolue pour prendre en compte les évolutions de l’emploi. En ce sens l’enquête Besoins de Mains d’Oeuvre doit, impérativement, être refondue pour intégrer les très importantes évolutions de la configuration de l’emploi, et, tout particulièrement, cette tendance à une extension très importante du temps partiel.

Cela supposera bien sur d’afficher des chiffres moins prometteurs de perspectives d’embauche, mais plus en phase avec la réalité, car dans les chiffres annoncés figurent actuellement les embauches à temps très partiel. a moins qu’on veuille à tout prix trouver aux discours récurrents sur les pénuries de main d’oeuvre une base, sans s’interroger sur la fiabilité de celle-ci.

Sur le fond, nous ne pouvons à cette occasion que confirmer notre proposition que Pôle emploi cesse d’avoir sa propre structure d’étude, ce qui n’est pas vraiment le rôle d’un opérateur de l’Etat (voir Pôle emploi juge et partie), et que le potentiel d’étude de l’Etat, DARES et DREES et de Pôle emploi soit mutualisé, étayé par les compétences du CEREQ et le CEE, articulé avec le potentiel de l’Université dans un vrai pôle d’expertise

Et comment penser qu’il est possible, dans une optique de renforcement des compétences des conseils régionaux en matière de formation professionnelle, de poursuivre un travail, qui aboutit à des volets régionaux, sans que les régions et les OREF soient partie prenante de la conception et puissent donc intégrer les enseignements d’une telle enquête dans leur responsabilité de programmation des actions de formation. Surtout s’il se confirme que les Régions deviendront les acheteurs de formation pour le compte de Pôle emploi, comme le prévoit la version diffusée de l’avant-projet de loi de décentralisation (voir Loi de décentralisation : un curieux co-pilotage de l’orientation)

Cette révision est d’autant plus nécessaire que, comme l’ont rapporté en commentaires d’articles précédents certains conseillers de Pôle emploi, ceux-ci n’ont pratiquement plus la possibilité d’exploiter da,s leur activité professionnelle les informations de ce travail comme fondement d’un travail de prospection d’offres, la charge de travail due à la pression de demandeurs d’emploi plus nombreux chaque semaine, ayant réduit à la portion congrue les possibilités de consacrer du temps pour un travail de contact avec les employeurs potentiels.

Vraiment, il ne faudrait pas que l’enquête BMO 2014 ne soit que la reconduction des enquêtes des années précédentes.

Cet article a été posté le Mercredi 10 avril 2013 dans la catégorie chômage et pôle emploi.

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des solutions ?

Message  cheese cake le 26/4/2013, 19:27

je vous livre une "proposition" insérée discrètement dans un article consacré au chômage .... les "think tank" de droite sont à l'oeuvre et ils sont très dangereux !

http://www.boursier.com/actualites/economie/oui-nous-savons-lutter-contre-le-chomage-michel-sapin-19579.html

"Pas efficaces"

"On ne peut pas dire que Monsieur Hollande et son gouvernement se soient révélés très efficaces, quoi qu'ils aient promis", a commenté le député Hervé Mariton, délégué général au projet à l'UMP. Dans le cadre de ses "états généraux de la reconquête", en vue de la présidentielle de 2017, le principal parti d'opposition a décliné une série de propositions pour le retour au plein emploi. L'UMP préconise notamment de supprimer la loi de référence à la durée du travail pour des négociations par branche ou par entreprise. La fonction publique passerait à 39 heures "sans augmentation salariale à court terme".

Autres idées : un contrat unique à durée indéterminée qui remplacerait CDD et CDI, la création d'une "Agence pour le travail", qui fusionnerait les services publics de l'emploi, la réforme du régime d'indemnisation du chômage, et un accent mis sur la formation."
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Re: Enquêtes BMO (besoin en main d'oeuvre)

Message  cheese cake le 26/4/2013, 19:29

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