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POLE EMPLOI 2015

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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  magali le 3/2/2013, 21:03

Pour ma part, ras le bol du smp, et après on verra bien ! Il sera alors temps de résister ! Mais, comme la maison n'a jamais été capable de pondre des indicateurs valables. Ou alors des indicateurs qui seront détournés.

Dans les 2 agences où j'ai bossé, il faut voir la pression que l'on nous a fait subir sur le smp ! On nous a traité vraiment comme des agents de production sans tenir compte des conséquences. On nous aurait fait sauter par la fenêtre pour des chiffres
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  Peiheu 2015 le 3/2/2013, 21:40

cheese cake a écrit:tu es conseiller ? tu es précaire chez popol ? bref, ton intitulé de blog n'est pas clair pour moi ... je suis vieille et une peu "blonde" Question

Conseiller depuis 21 ans dans quelques jours. J'ai changé d'agence en moyenne tous les 3-4 ans. Actuellement en Lorraine. Statut public.J'aime beaucoup mon métier, en particulier recevoir les privés d'emploi, et je suis fier de notre capacité de résistance collective. Mais cette fois je crois qu'ils ont trouvé l'arme fatale...
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  efe le 17/2/2013, 10:03

'il" ne savent plus quoi foutre là haut Shocked Shocked

Sur l'intra, ce petit sondage


Quel est votre niveau de connaissance du plan Pôle emploi 2015 ?


Moyen
Bon
Excellent

A lire sur ce thème

Testez vos connaissances sur Pôle emploi 2015 !

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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  Peiheu 2015 le 17/2/2013, 10:31

efe a écrit: 'il" ne savent plus quoi foutre là haut Shocked Shocked

Sur l'intra, ce petit sondage


Quel est votre niveau de connaissance du plan Pôle emploi 2015 ?


Moyen
Bon
Excellent

A lire sur ce thème

Testez vos connaissances sur Pôle emploi 2015 !

Ils auraient dû être plus précis "Que pensez vous du comptage des embauches dans les portefeuilles ?"
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 16/3/2013, 21:41

merci monsieur abhervé ! continuez a décortiquer les dysfonctionnements de l'usine à gaz pole emploi !

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2013/03/16/des-indus-de-pole-emploi-et-des-associations-de-chomeurs/
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 21/3/2013, 19:35

http://www.mediapart.fr/journal/france/210313/pole-emploi-un-conseiller-pour-500-chomeurs

et un extrait de la page 2 de l'article fort interessant : « On s’occupe du chômage mais pas des chômeurs »
21 MARS 2013 | PAR JOSEPH CONFAVREUX


" ...Il faut de la procédure et de la règle, mais il faut s’assurer qu’elle puisse rester vivante, ce qui suppose du métier et de la coopération. Cela suppose de recruter, mais pas seulement. Cela impose un vrai travail institutionnel.

Les 2 000 postes qui ont été créés sont loin de faire reculer autant que nécessaire la précarité des statuts des agents. Or la précarisation empêche l’accumulation de l’expérience. En outre, le statut du chômeur et de celui qui le reçoit sont alors trop proches. Contrairement à ce qu’on croit parfois, cela crée plus souvent de la peur que de la solidarité ; et le conseiller peut alors avoir tendance à se protéger du chômeur par les procédures formalisées.

Le récent rapport du médiateur de Pôle Emploi montre qu’il y a du respect pour les chômeurs de la part des conseillers, mais qu’il est très difficile pour eux de supporter cette vague de misère et de défiance qu’ils reçoivent en première ligne. Une telle exposition à la misère est mieux supportée si on travaille en équipe et si le statut des conseillers n’est pas précaire, car sinon, la porosité est inquiétante pour ceux qui sont les premiers à affronter les conséquences de la crise.

Peut-on faire la part de ce qui, dans ces dysfonctionnements, est lié à la fusion entre les Assedic et l’ANPE ?

Cela a joué un rôle négatif. Mais il faut désormais prendre acte de la fusion. On constate aujourd’hui qu’on a sous-estimé, dans cette fusion, la nécessité de marier des professionnalités différentes, autour desquelles il aurait été nécessaire de construire un vrai métier, en développant le travail en commun et non les explications de textes. Alors que la fusion aurait pu être l’occasion d’augmenter l’expertise, elle l’a diminuée, faute de coopération, de temps et d’intelligence. Le défaut de fabrication de départ est flagrant, mais on peut encore agir car les agents n’ont pas baissé les bras. Et donc cesser de standardiser la relation de service au guichet, en segmentant les publics et en essayant de faire des sous-catégories, comme si les chômeurs étaient des produits..."
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  efe le 21/3/2013, 20:54


j'applaudis des 2 mains tout ce qui est dit dans cet article, il faudrait presque que je l'affiche en cuisine

Chessy, tu es abonnée à MEDIAPART ?

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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 22/3/2013, 07:37

non, Efe, je ne suis pas abonnée... mais cet article est visible car relayé par une autre média, me semble-t-il.
Lisez les 2 pages, l'ensemble est un tour complet de popol !
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 9/4/2013, 19:25

AAARRGGGG !! voilà les "tchatte" qui débarque ! un pas de plus vers l'eloignement des DE et le traitement de masse du chômage !

http://emploi.blog.lemonde.fr/2013/04/09/pole-emploi-veut-chatter-avec-les-chomeurs/

Le Monde Blogs
← Suivez le débat sur l’accord emploi en direct
9 avril 2013, par Jean-Baptiste Chastand
Pôle emploi veut « chatter » avec les chômeurs

.
Demain, les conseillers de Pôle emploi pourront suivre les chômeurs uniquement sur Internet, notamment en "chattant" avec eux. Un document de travail confidentiel (la direction de Pôle emploi fait savoir que McKinsey est seulement responsable de la "matrice du document" et non de sa conception, contrairement à ce qui était indiqué auparavant) et envoyé aux syndicats de Pôle emploi, prévoit en effet que le suivi "100 % Web", dont la direction parle depuis plusieurs mois, soit déployé progressivement à partir de décembre 2013. Ce point devrait être au cœur du comité central d'entreprise convoqué mercredi 10 avril.

Selon le document, sept régions "pilotes" (Alsace, Auvergne, Haute-Normandie, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et PACA) devraient tester ce "suivi dématérialisé", avant qu'il soit étendu au reste de la France à partir de juillet 2014. "Ce suivi 100 % Web est encore une expérimentation, il ne sera étendu que si l'évaluation est probante", précise toutefois la direction de Pôle emploi. "Dès le démarrage de l’accompagnement guidé dématérialisé, le demandeur d’emploi accède dans son espace personnel à de nouveaux canaux de contacts (visio, possibilité de demande de rappel téléphonique, chat) et de délivrance de services (accès à des kits sectoriels dématérialisés, accès à des modules multimédias)", précise le document.

GAINS DE PRODUCTIVITÉ

La direction précise bien que ce suivi se fera uniquement sur la base du volontariat. Pour ces volontaires, ce sera la fin des rendez-vous réguliers en agence : ils se verront affecter un conseiller qu'ils ne connaîtront éventuellement que par "chat" ou par téléphone. Le document précise en effet que leur conseiller pourra travailler depuis une plateforme régionale. La direction ne précise pas cet aspect, mais ces modalités de suivi devraient inévitablement se traduire par des gains de productivité importants pour Pôle emploi, qui cherche actuellement à renforcer le temps que les conseillers consacrent à l'accompagnement des chômeurs.

Contrairement à ce qu'elle indiquait jusqu'ici, ce suivi "100 % Web" pourra d'ailleurs être proposé aux chômeurs du "suivi guidé". Depuis février, tous les chômeurs sont en effet répartis en trois catégories en fonction de leur éloignement de l'emploi (Lire : "Les conseillers de Pôle emploi pourront suivre jusqu'à 350 chômeurs"). Or, initialement, seuls les chômeurs du "suivi simple", les plus autonomes, devaient pouvoir bénéficier de ce suivi uniquement à distance.

Ce changement de position s'explique probablement par l'explosion du chômage et donc de la taille des portefeuilles. Dans le "suivi guidé", les conseillers devaient pouvoir suivre entre 100 et 150 chômeurs chacun. Dans le cadre du "100 % Web", les portefeuilles "guidés" pourront aller jusqu'à 250 chômeurs, indique le document. "Il ne s'agit pas d'un changement de position. Les chômeurs les plus autonomes peuvent bénéficier de service Web, c'est différent du 'suivi guidé' 100 % Web", explique la direction.

La direction devra par ailleurs préciser quelles modalités de contrôle s'appliqueront à ces chômeurs. Rater un rendez-vous en ligne ou au téléphone pourra-t-il entraîner une radiation comme pour les rendez-vous physiques ? Le document n'en dit rien.

Edit 9/04 à 14 heures : ajout de la réaction de la direction de Pôle emploi
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 13/11/2013, 19:38

je suis agacée !!! popol n'a plus d'offres en fichier ... la faute à la crise ... oui; mais rien sur la daube d'offre de service entreprises qui nous plombe ! fini le lien crée avec les employeurs, la connaissance du bassin d'emploi, et j'en passe ! Evil or Very Mad 

http://www.atlantico.fr/decryptage/nombre-offres-emploi-au-plus-bas-depuis-16-ans-chiffre-que-francois-hollande-devrait-mediter-avant-confirmer-strategie-economiqu-897056.html
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 18/11/2013, 18:22

chez "moi, le portefeuille "renforcé" = personnes proches de l'emploi qui on besoin d'un petit coup de pied au c... ! Ouf, les Echos me prouvent le contraire ! haha !

Chômeurs de longue durée : les oubliés du gouvernement
Par Fabien Namias | 18/11 | 06:00
Télécharger le PDF
La France compte désormais plus de 2 millions de chômeurs de longue durée. Un record.

C'est le mal français, dont le gouvernement ne parle pas. La France compte, depuis le mois de septembre, plus de deux millions de chômeurs de longue durée (plus d'un an). Un record. Pire, parmi eux, un sur deux est inscrit à Pôle emploi depuis plus de deux ans. C'est une bombe à effet immédiat. Pour les chômeurs concernés, d'abord : plus la période de chômage est longue, plus forte est la difficulté à retrouver un emploi. « Un gros trou sur un CV inquiète toujours un patron. C'est malheureux mais c'est comme ça », confie un PDG. Pour la société française ensuite : une étude publiée, jeudi dernier, par l'association ATD Quart-monde chiffre à 33 milliards d'euros le coût global pour le pays (minima sociaux, manque à gagner fiscal, etc.) d'un tel chômage, souvent synonyme d'exclusion. « Un énorme gâchis économique et humain », insiste l'association.
Le phénomène semble totalement occulté du discours public, focalisé sur la priorité affichée à la lutte contre le chômage des jeunes. Un engagement majeur de campagne de François Hollande. « Le gouvernement ne parle que des contrats d'avenir ! regrette l'ancien ministre UMP du Travail, Xavier Bertrand. Cette politique pénalise les seniors, nombreux parmi les chômeurs de longue durée. » « Faux ! Le problème n'a pas disparu de notre action, nous avons décidé de renforcer les moyens de Pôle emploi sur cette catégorie de chômeurs », rétorque le ministère du Travail. De fait, dans le cadre de sa réorganisation interne, Pôle emploi vient d'abandonner le suivi mensuel généralisé des chômeurs pour une approche plus segmentée, devant permettre de concentrer les moyens sur les chômeurs les plus en difficulté. « Les chômeurs de longue durée peuvent bénéficier, comme les autres publics les plus éloignés de l'emploi, de l'accompagnement renforcé, aujourd'hui assuré par 3.000 conseillers contre 500 auparavant. Nous travaillons aussi dans dix départements avec les conseils généraux sur un accompagnement global qui prend en compte l'ensemble des difficultés sociales que rencontrent ces chômeurs », explique Jean Bassères, DG de Pôle emploi. Et si le gouvernement n'a pas, contrairement à la précédente majorité, lancé de plan spécifique sur le chômage de longue durée, le ministère pointe que certains contrats aidés ont été redirigés vers ce public.
La faible mobilité : « un de nos problèmes culturels »
A ces divergences politiques s'ajoute une difficulté propre au modèle français : un droit du travail rigide qui protège, certes, ceux qui ont un emploi mais se révèle un frein à l'embauche qui enferme les autres dans l'emploi précaire. « La vraie protection serait d'assouplir le droit du travail », conseille Mathieu Laine, économiste et président du cabinet Altermind, qui pourrait reprendre à son compte la phrase de Margaret Thatcher : « La meilleure des protections sociales, c'est d'avoir un emploi ! »
Au chapitre des lourdeurs hexagonales, s'ajoute la faible mobilité géographique alimentée, parfois, par le refus d'aller exercer un nouveau job loin de chez soi. « C'est l'un de nos problèmes culturels, constate Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef. Aux Etats-Unis ou aux Pays-Bas, les mentalités plus nomades jouent en faveur de l'emploi. » Autant de pistes, peu ou pas explorées - même si l'accord sur la sécurisation de l'emploi de janvier 2013 marque un petit assouplissement du marché du travail -, qu'il serait sans doute plus judicieux de creuser que d'évoquer en permanence l'inversion de la courbe, sans effet sur le chômage de longue durée.
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  manu le 19/11/2013, 18:01

cheese cake a écrit:un droit du travail rigide qui protège, certes, ceux qui ont un emploi mais se révèle un frein à l'embauche qui enferme les autres dans l'emploi précaire. « La vraie protection serait d'assouplir le droit du travail »,
Fabien Namias, Les Echos
Assouplir quoi ??chez nous ils viennent à la pelle s'inscrire suite à une rupture conventionnelle. Elle est où la rigidité du droit du travail avec ANI et compagnie ???. En quoi cela enferme les autres dans la précarité ??? Cela me fait toujours bondir ces idées vaseuses du nivellement vers le bas Evil or Very Mad Evil or Very Mad 
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 24/1/2014, 19:53

on décale , on décale on décale ... (sur l'air de la chanson de Souchon : "on avance" ) .... ouf, popol 2015 à marche forcée s'effoufle ?
http://www.lemonde.fr/les-indiscrets/breve/2014/01/24/pole-emploi-va-decaler-plusieurs-projets-strategiques_4353857_3523646.html
24.01.2014 à 10h31 • Mis à jour le 24.01.2014 à 14h46
Pôle emploi va décaler plusieurs projets stratégiques
Dans un document confidentiel que s'est procuré Le Monde, la direction de Pôle emploi annonce aux syndicats qu'elle va décaler à 2015 plusieurs projets stratégiques visant à améliorer le fonctionnement de l'organisme. Il s'agit notamment du lancement d'un outil de comparaison des performances des agences entre elles ou de la « labellisation des engagements de service ». « Se donner du temps » est désormais le message de la direction, qui écrit que 2014 sera l'année de « la consolidation et des résultats ». Depuis 2013, l'organisme a changé en profondeur le suivi des chômeurs sur le terrain, en classant les chômeurs selon leurs difficultés, dans le cadre d'un plan baptisé « Pole emploi 2015 ».
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  efe le 25/1/2014, 11:13


Je serai curieuse de lire ce doc confidentiel  Twisted Evil 

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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  manu le 25/1/2014, 11:49

cheese cake a écrit:lancement d'un outil de comparaison des performances des agences entre elles.


Pourvu que cet outils n'arrive jamais car on va souffrir et il risque d'être plus contre-productif qu'autre chose.  Mad Mad Mad 
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nouveauté : le "CRE"

Message  cheese cake le 28/1/2014, 19:32

J'en ai vu 1 de CRE (contrôleur de la recherche d'emploi) comme ma région est "test" (ce qui arrive très souvent  pale ) : si j'ai compris, il contrôle notre travail à partir d'un listing de DE mais je ne sais pas sa marge de manoeuvre ! Il se dit mal accueillis en agence quand il remet la gestion de la liste au coeur de notre boulot ... il est volontaire pour 1 an et n'est plus en agence mais en DT ... et ches "vous" ?

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/01/27/pole-emploi-renforce-le-controle-des-chomeurs_4355054_823448.html
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 28/1/2014, 19:36

post Cheese Cake supprimé mais déplacé dans revue de presse (pas le temps de fignoler  Twisted Evil )

http://anpe-et-apres.conceptforum.net/t3030p30-revue-de-presse-piochee-sur-internet-par-cheese-cake#50691
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  efe le 28/1/2014, 20:25

Je copie/colle l'article complet, le lien sur le MONDE ne permet de le lire dans son ensemble qu'en payant
(l'IDF n'est pas région test, ces articles sont les 1ers retours que je lis, ça fait peur  Embarassed 

 Le Monde  27 janvier 2014 (JB Chastand)

Pôle emploi renforce le contrôle des chômeurs
Comme souvent à Pôle emploi, l'organisme a choisi de ne pas communiquer sur le sujet. Mais depuis plusieurs mois, la direction renforce, en toute discrétion, le contrôle des chômeurs. Depuis le 20 janvier, tous les conseillers Pôle emploi peuvent par exemple savoir automatiquement et de façon quasi immédiate si les chômeurs de leur « portefeuille » ont retrouvé un emploi. Jusqu'ici, ils devaient se contenter des déclarations spontanées des chômeurs, forcément imprécises. Désormais, les Urssaf envoient chaque jour à Pôle emploi les déclarations préalables à l'embauche (DPAE) qui sont remplies obligatoirement par tout employeur.



Pôle emploi affirme sur son site que cette transmission permet « de mesuer l'impact de son offre de service sur le chômage et l'emploi ». Mais plusieurs documents internes, consultés par Le Monde, indiquent que les DPAE permettront également « d'identifier des fraudes ou des indus potentiels ». Les « indus » désignent les trop-perçus qui découlent généralement d'oubli ou de décalage de déclaration des chômeurs qui reprennent un emploi. Chaque année, 800 millions d'euros versés par erreur doivent être récupérés par l'organisme. Avec la déclaration automatique, Pôle emploi espère éviter de verser a priori ces sommes.

Si les documents internes précisent bien que la DPAE « ne permet pas de suspendre l'indemnisation des demandeurs d'emploi », un chômeur pourra être sanctionné s'il s'avère qu'il n'a délibérément pas déclaré qu'il reprenait un emploi. Comme les DPAE ne sont pas totalement fiables – seules 90 % d'entre elles débouchent sur une embauche effective –, la CNIL a imposé à Pôle emploi qu'un conseiller intervienne avant toute demande de remboursement ou sanction. « Les DPAE serviront à instruire des procédures pour soupçon de fraude, mais en aucun cas ne pourront servir à suspendre les allocs sur cette simple information. Pôle emploi marche sur des œufs », explique un conseiller



EXPÉRIMENTATION DANS 12 AGENCES

Un autre projet, mené dans le plus grand secret, est encore plus sensible. Depuis mars 2012, dans douze agences un peu partout en France (Fécamp, Besançon, Evreux, Toulon,...), des conseillers consacrent la totalité de leur temps à contrôler que les chômeurs cherchent bien du travail. Si la direction juge cette expérimentation concluante, elle pourrait être étendue à l'ensemble du territoire à partir de juin. Cette mission de contrôle était exercée par l'inspection du travail et les Assedic, mais elle avait été abandonnée avec la fusion de ces dernières avec les ANPE et la création de Pôle emploi.

Si le code du travail impose aux chômeurs « d'accomplir des actes positifs et répétés de recherche d'emploi », la plupart des conseillers ont du mal à sanctionner ceux qu'ils suivent régulièrement pour ce motif. La direction de Pôle emploi refuse d'ouvrir à la presse les portes de ces cellules de contrôle, mais une conseillère a accepté de témoigner sous le couvert de l'anonymat.

   « Nous recevons tous les jours des listes de chômeurs à contrôler, sélectionnés de manière aléatoire, explique-t-elle. Nous examinons d'abord si le chômeur a suivi tous les projets d'accompagnement, s'il a créé un espace personnel en ligne, s'est abonné aux offres. Il y a ensuite un entretien téléphonique. Si les éléments ne sont pas satisfaisants, nous lui envoyons un questionnaire en lui demandant des pièces justificatives, comme des mails de candidature ou une copie de son journal de bord de recherche d'emploi. En cas de non-réponse, ou pour ceux qui ne font aucune démarche ou qui nous mènent en bateau, nous prononçons une sanction de 15 jours de radiation. »

   PAS ENCORE DE BILAN

Les contrôleurs de Pôle emploi n'ont, pour l'instant, pas le droit de se rendre au domicile des chômeurs, ils ne peuvent que les convoquer ou les appeler aux horaires de bureau. Et cette conseillère assure agir avec bienveillance. « On tombe parfois sur des gens qui nous disent qu'ils sont au fond du trou et qui ont complètement baissé les bras. Je ne suis pas là pour les sanctionner et le fait de les contrôler va souvent les faire redémarrer. On leur laisse alors le temps de se relancer dans leur recherche en venant par exemple à un entretien avant de décider de sanctionner», assure-t-elle.

A la direction générale, on refuse d'avancer un bilan. « Il sera fait en juin, nous regarderons à ce moment-là », se défend un dirigeant. Selon la conseillère, environ 10 % des chômeurs contrôlés dans son agence sont radiés pour deux semaines. Le directeur d'une autre agence assure radier environ 12 chômeurs par mois sur la base de ces contrôles.

« Dans un Etat de droit, on doit appliquer le code du travail, et cela me semble plus intelligent de radier pour manque de recherche d'emploi que pour absence à un rendez-vous », assure ce cadre. Mais cette expérimentation suscite quelques remous syndicaux. « Si on était en plein-emploi, la question du contrôle se poserait peut-être, mais aujourd'hui on n'a pas d'offres d'emploi. On va encore appuyer sur la tête des chômeurs », s'inquiète Véronique Riesco, au nom de la CGT Pôle emploi Haute-Normandie, une des régions « tests».



« DATAMINING » ET PROFIL DES FRAUDEURS

Dernier élément dans la lutte tous azimuts contre la fraude, Pôle emploi va mettre en place d'ici au printemps des processus de détection automatique des profils de chômeurs les plus susceptibles de frauder. Via des processus de « datamining » (exploration de données), déjà appliqués dans les CAF, l'organisme va identifier les caractéristiques les plus fréquentes des fraudeurs et contrôler les chômeurs qui en sont les plus proches.

Depuis cet automne, l'organisme dispose également de cartes montrant les types de fraudes les plus fréquentes selon les régions. Enfin, des réflexions ont actuellement lieu à la direction de la lutte contre la fraude autour du pistage des internautes via leur adresse IP. L'organisme pourrait ainsi repérer  les chômeurs qui s'actualisent régulièrement depuis l'étranger. « Il n'y a aucun projet d'utilisation des adresses IP à des fins de contrôle », promet toutefois Thomas Cazenave, le numéro 2 de Pôle emploi.

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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 16/2/2014, 09:50

Oups, encore un article qui nous "réchauffe" le coeur ... No 


En cas de chômage, les Français ne font pas confiance à Pôle emploi pour retrouver du travail
43 COMMENTAIRES Publié le 15/02/2014 par SudOuest.fri

En cas de chômage, les Français ne font pas confiance à Pôle emploi pour retrouver du travail
En 1975, 78% des Français faisaient alors confiance à l’ANPE, l'ancêtre de Pôle Emploi, pour les informer sur les possibilités d’emploi

Seuls 32% des Français font ainsi confiance à Pôle Emploi pour les informer sur les possibilités d'emploi, 21% pour les conseiller dans leur orientation professionnelle, et uniquement 10% pour leur procurer un travail.

Autrement dit, en cette période de chômage record, les Français ne font pas confiance à Pôle emploi.

C'est le principal enseignement l'enquête de l'Ifop pour Sud Ouest Dimanche sur les Français et l'efficacité de Pôle Emploi. Les résultats complets de ce sondage sont à retrouver dans leur intégralité dimanche dans l'édition dominicale.

"Alors que le taux de chômage a atteint de nouveaux records, fait apparaître un faible niveau de confiance vis-à-vis de l'établissement public, concernant l'ensemble de ses missions, que ce soit l'information, le conseil ou l'aide à trouver un emploi", résume Jérôme Fourquet de l'IFOP dans sa note de synthèse.

Ce niveau de confiance apparaît particulièrement bas

"Ce niveau de confiance apparaît particulièrement bas si on le compare aux taux de confiance que recueillait l'ANPE (fusionnée au réseau Assedic pour devenir, en 2008, l'actuel Pôle Emploi) dans une enquête réalisée par l'Ifop en 1975, soit deux ans après la fin des Trente Glorieuses, suite au premier choc pétrolier.

Selon les résultats de cette étude, 78% des Français faisaient alors confiance à l'ANPE pour les informer sur les possibilités d'emploi (46 points de plus qu'aujourd'hui), 51% pour les conseiller dans leur orientation professionnelle (30 points de plus), et 67% pour leur procurer un travail (57 points de plus qu'actuellement)", détaille Jérôme Fourquet.

http://www.sudouest.fr/2014/02/15/en-cas-de-chomage-les-francais-ne-font-pas-confiance-a-pole-emploi-pour-retrouver-du-travail-1463300-4688.php

http://www.lepoint.fr/societe/pole-emploi-les-francais-ne-lui-font-pas-confiance-pour-trouver-du-travail-15-02-2014-1792151_23.php
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 17/2/2014, 19:13

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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  efe le 2/3/2014, 10:05

Les premiers salons en ligne organisés par Pôle emploi

Publié : le 18 février 2014
Innover avec la mise en place de salons en ligne de l’emploi, accessibles et sans contrainte, tel était l’objectif de Pôle emploi dans le cadre de Pôle emploi 2015. Aujourd’hui, c’est chose faite : cinq régions pilotes réalisent leurs premiers salons en ligne à partir de la solution fournie par notre prestataire Job2day, organisateur du salon Handi2day. Aux 4 000 événements physiques (job dating, forums…) organisés par/ ou auxquels participe Pôle emploi chaque année, viendront donc s’ajouter des salons en ligne.

Allier événements physiques et virtuels
Dans le cadre du chantier Transparence et marché du travail issu du Plan Stratégique 2015, Pôle emploi a mis en place des salons en ligne de l’emploi pour combiner les avantages d’un salon classique et les nombreuses possibilités offertes par Internet. L’objectif ? Démultiplier les rencontres entre les entreprises et les candidats pour permettre le placement vers l’emploi, favoriser l’organisation d’entretien de pré-recrutement en utilisant un procédé innovant, améliorer l’accès et la préparation des candidats aux entretiens d’embauches et limiter les déplacements couteux en temps et en argent.

Tester les salons en ligne dans 5 régions
En attendant la généralisation nationale au dernier trimestre 2014, cinq régions seront pilotes : la Bretagne, la Haute-Normandie, l’Auvergne, l’Alsace et Midi-Pyrénées. L’idée ? Tester ce nouveau service pour évaluer les retours que pourront faire les entreprises, candidats et organisateurs. L’objectif donc pour cette première année pilote est l’organisation de 20 salons repartis entre les régions. Il n’en demeure pas moins que l’ensemble des candidats France entière peuvent y participer.

Adapter les salons aux besoins du territoire
Les salons en ligne de recrutement seront organisés par les agences Pôle emploi. En amont, en fonction des plans d’actions définis localement, les conseillers proposeront aux entreprises d’y participer. Chaque salon sera donc adapté au territoire ! A noter que le processus de recueil d’offres d’emploi et d’organisation de salon reste le même que pour des salons classiques.




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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  efe le 22/3/2014, 10:03

AEF 3 mars 2014 (entretien réalisé le 24 février)

Pôle emploi : Jean Bassères fait le point pour AEF sur les principaux chantiers de l'opérateur

Après une année 2013 consacrée au déploiement du plan stratégique « Pôle emploi 2015 » dans un contexte de fort taux de chômage, 2014 est l'année de « l'appropriation » des chantiers engagés et de la « consolidation » pour l'opérateur, affirme Jean Bassères, lors d'un entretien accordé à l'AEF lundi 24 février 2014. Pôle emploi 2015, future convention tripartite État-Pôle emploi-Unédic, négociation sur l'assurance chômage, formation professionnelle, conditions de travail des agents, classification : le directeur général de Pôle emploi répond aux questions d'AEF sur les dossiers de l'année 2014.

AEF : La phase de déploiement du plan stratégique « Pôle emploi 2015 » est maintenant bien avancée. Quelles sont vos priorités pour 2014 ?

Jean Bassères : En 2014 nous devons maintenir nos bons résultats sur l'accueil, l'inscription et l'indemnisation. Car la première chose qu'attend un demandeur d'emploi est d'être rapidement informé sur ses conditions d'indemnisation pour pouvoir se consacrer à sa recherche d'emploi. La deuxième priorité est la consolidation de notre offre de services qui doit être pleinement appropriée par les conseillers. Une autre de nos grandes priorités est de poursuivre le mouvement de déconcentration et de donner un maximum de marge de manœuvre aux directeurs d'agence et aux conseillers. Enfin, en 2014 nous voulons donner la pleine mesure aux actions innovantes engagées en 2013.

AEF : Par exemple ?

Jean Bassères : Par exemple l'accompagnement global que nous menons en partenariat avec les conseils généraux qui est une démarche importante. Autre exemple, le 100 % web qui va se mettre en place dans plusieurs agences pilotes en 2014. Un service a déjà été ouvert en Île-de-France. Je pense également aux outils d'agrégation d'offres d'emploi en ligne. Plus de 26 000 offres d'emploi disponibles proviennent désormais de nos partenaires.

AEF : Dans un document présenté aux organisations syndicales sur le bilan de l'année 2013 et les objectifs pour 2014, vous avez indiqué vouloir vous « donner du temps » sur certains projets. Est-ce que cela veut dire que vous êtes allés trop vite et que vous faites une pause ?

Jean Bassères : Non, il ne s'agit pas de faire une pause générale. Nous sommes engagés dans un mouvement de tranformation qu'il faut consolider et poursuivre. Cependant, sur certains thèmes, il faut prendre le temps. Par exemple, nous avons la volonté que les agences de Pôle emploi formalisent leurs engagements de services vis-à-vis des demandeurs d'emploi. Ce sera fait en 2014 mais seulement dans quelques agences. Sur la performance comparée entre agences, nous avons toujours pour ambition d'avoir la possibilité de donner aux managers la possibilité de comparer les résultats de leur agence avec ceux d'agences placées dans des environnements socio-économiques proches. Nous allons le faire mais nous avons décalé cette étape à 2015. Nous avons désormais accès aux informations concernant les déclarations préalables à l'embauche mais les agences n'ont accès à ces données que depuis le début de l'année, donc tout cela prend un peu de temps.

Dès le départ, Pôle emploi 2015 a été conçu avec l'idée de mettre en place les réformes en 2013 et de laisser plus de temps à l'appropriation en 2014. L'abandon du SMP (suivi mensuel personnalisé) a été une vraie rupture, un vrai changement. Il faut donc prendre le temps nécessaire pour que tous les conseillers s'approprient ces évolutions.

AEF : Quelles sont les expérimentations pour lesquelles vous attendez des résultats en 2014 ?

Jean Bassères : Nous attendons des résultats sur le service dédié aux TPE, sur le club jeunes, sur le recrutement sans CV, sur le contrôle de l'effectivité de la recherche d'emploi : peut-on dissocier le conseil et le contrôle ? On expérimente cela dans plusieurs régions avec des équipes dédiées au contrôle. Nous verrons, en fonction des évaluations, les expérimentations qui méritent d'être généralisées.

AEF : 2013 a également été l'année du déploiement de plusieurs dispositifs gouvernementaux impliquant fortement Pôle emploi, notamment les emplois d'avenir. Comment avez-vous répondu aux objectifs gouvernementaux ?

Jean Bassères : Pour les emplois d'avenir, contrairement à ce qui a beaucoup été dit et écrit, nous avons tenu les objectifs avec les missions locales sans dénaturer la cible, à savoir les jeunes non qualifiés. C'est un beau succès. Nous avons également été très mobilisés sur les contrats aidés, même si les objectifs n'ont pas été complètement atteints. En revanche, le jugement est plus mitigé sur les emplois francs car nous avons eu davantage de mal à promouvoir ce dispositif plus original. Il faut sans doute réfléchir à une évolution… Nous restons bien sûr fortement mobilisés sur le déploiement des dispositifs gouvernementaux.

AEF : Concernant les emplois d'avenir, le délégué général de l'UNML estime que les missions locales se sont fortement mobilisées sur les emplois d'avenir mais que cela été beaucoup moins le cas pour Pôle emploi, « même si cela dépend bien sûr des territoires », précise-t-il. Que répondez-vous à cela ?

Jean Bassères : 80 % des bénéficiaires des emplois d'avenir sont des jeunes inscrits à Pôle emploi : c'est le signe objectif de la mobilisation de Pôle emploi. Celle-ci a été très forte qu'il s'agisse de la prospection des employeurs et de l'identification de jeunes bénéficiaires. Après, que l'intensité des relations entre Pôle emploi et les missions locales varie d'une région à l'autre, c'est sans doute vrai, mais c'est vrai dans les deux sens. Dans l'ensemble, nous travaillons en parfaite collaboration, c'est un succès collectif.

AEF : En ce moment a lieu la négociation sur l'assurance chômage. Avez-vous des attentes particulières à ce sujet ?

Jean Bassères : Oui en matière de simplification de la réglementation. Nous avons travaillé sur la question avec les services de l'Unédic et listé 26 thèmes qui pourraient faire l'objet de simplifications. Ces travaux ont été présentés au bureau de l'Unédic. Mais nous sommes simplement là pour éclairer la négociation, dans le respect absolu des compétences des partenaires sociaux. Notre responsabilité est de dire ce qui nous apparaît le plus simple en termes de faisabilité, pour les droits rechargeables [à l'indemnisation du chômage] par exemple.

AEF : La convention tripartite État-Unédic-Pôle emploi arrive à échéance fin 2014. Avez-vous déjà entamé les discussions pour la prochaine convention ?

Jean Bassères : Pour l'instant, nous n'avons pas commencé les négociations avec l'Unédic et l'État, mais nous commençons à réfléchir à la prochaine convention. Jusqu'où va-t-on approfondir ce qu'on a lancé avec la précédente ? Nous sommes vraiment dans la phase de réflexion. Le bilan de la convention, qui sera fait en septembre, devrait nourrir notre réflexion, tout comme les enseignements que nous allons tirer des expérimentations en cours, par exemple celle sur les conseillers dédiés aux relations avec les entreprises. Un autre thème qui va alimenter notre réflexion sera la loi sur la formation professionnelle, qui doit nous amener à préciser la manière dont Pôle emploi va être un acteur majeur du conseil en évolution professionnelle. Nous allons aussi mener une réflexion sur la révolution numérique qui est devant nous. Avec le 100 % web et le développement des services en ligne, nous enrichissons notre offre de services.

Michel Sapin nous a également invités à réfléchir à la création d'un « emploi store ». Ma conviction est que le numérique est un atout supplémentaire et que de nombreux demandeurs d'emploi et entreprises souhaiteront privilégier son usage. L'idée n'est toutefois pas de rendre obligatoire ce type de relations. Avec la loi formation professionnelle, on s'oriente d'ailleurs vers des mécanismes d'auto-prescription. Les demandeurs d'emploi vont pouvoir davantage choisir eux-mêmes leurs formations mais cela nécessite des outils dématérialisés.

AEF : Où en est le projet de note sur les motifs légitimes d'absence à convocation qui a fait débat avec les associations de chômeurs lors du comité national de liaison de novembre dernier ?

Jean Bassères : Ce projet de note a été rédigé suite à une demande du médiateur d'harmoniser les motifs légitimes d'absence à convocation. Nous avons eu des échanges avec les associations de chômeurs et on s'est rendu compte qu'il était très difficile de normer ces motifs dont l'appréciation suppose la prise en compte de situations individuelles. Nous allons en reparler le 6 mars lors du prochain comité national de liaison mais je ne suis pas sûr qu'on ait intérêt à essayer de normer ces motifs d'absence par un texte prescriptif.

AEF : Un sondage Ifop paru le 16 février dans Sud-Ouest Dimanche faisait état d'une perte de confiance des Français en Pôle emploi. Il apparaît que seuls 10 % des Français font confiance à l'opérateur pour leur trouver du travail…

Jean Bassères : Le sondage compare la situation d'aujourd'hui à celle de 1975. Je préfère comparer la situation de 2014 à celle de l'année dernière, comme c'est le cas dans le baromètre Ipsos que nous venons de publier. D'après cette enquête, il y a une progression de la satisfaction globale puisque 69 % des demandeurs d'emploi sont satisfaits des services rendus par Pôle emploi. On gagne 4 points depuis 2011. Globalement la progression est là, même s'il y a bien sûr des marges de progrès. Il faut notamment que nous travaillions sur l'orientation, la transition professionnelle et la formation.

AEF : Cinq demandeurs d'emploi ont déposé une requête devant le tribunal administratif le 18 octobre dernier. Ils demandent des indemnisations à Pôle emploi pour non respect de son devoir d'accompagnement. Craignez-vous une éventuelle jurisprudence s'ils obtiennent gain de cause ?

Jean Bassères : L'affaire est en cours, je préfère ne pas la commenter. Nous allons attendre le jugement. Je suis simplement surpris par une démarche qui tend à dire que Pôle emploi a une obligation de résultats.

AEF : Dans ce contexte de fort chômage, la pression est accrue sur les agents. Les sujets de tension ne manquent pas. Comment se passent vos relations avec les organisations syndicales ?

Jean Bassères : Je suis très attaché au dialogue social et au langage de vérité dans le dialogue social. Nous travaillons dans une logique de transparence forte puisque tous nos projets de transformation ont été présentés aux organisations syndicales. J'ai pu constater des pistes de consensus sur certains sujets comme l'accompagnement global. Il y a bien sûr des différences de sensibilité, leur prise en compte nous amène à revoir certains projets afin d'aboutir a un consensus. Récemment nous avons signé un accord sur la NAO qui a reçu la signature de la CFDT, de la CFTC, de la CFE-CGC et du SNU, ce dont je me félicite.

AEF : Les organisations syndicales vous ont alerté à plusieurs reprises sur les conditions de travail des agents après plusieurs suicides. Où en est le projet d'expertise sur le sujet ?

Jean Bassères : Nous avons eu de multiples échanges avec les organisations syndicales sur les conditions de travail des agents en particulier en CCE. Et nous avons arrêté un plan d'action ambitieux autour de 25 thèmes. L'Anact nous propose de travailler dans quelques régions sur les moyens d'améliorer le processus de détection et d'accompagnement des situations individuelles difficiles, nous en discutons avec les organisations syndicales. Améliorer l'organisation de travail des agents de Pôle emploi est l'une de nos préoccupations majeures. Notre nouvelle offre de services donne plus de marge de manœuvre aux conseillers, c'est un élément essentiel qui nous permet de sortir d'une logique trop mécanique et automatique. Le renfort des 4 000 CDI est également un facteur d'amélioration des conditions de travail. Mais il faut continuer à être attentif à ce sujet majeur.
AEF : L'accueil fait notamment partie des sujets soulevés par les organisations syndicales…

Jean Bassères : Nous avons lancé un chantier pour avoir une approche plus collective de l'accueil, en nommant un responsable dédié par agence et en améliorant les outils mis à la disposition des conseillers. C'est de nature à améliorer notre qualité de service et à atténuer les conséquences des incivilités. L'accueil est une activité difficile pour laquelle nous réalisons un investissement en formation important notamment afin de prévenir les situations de tension, dans le cadre d'un plan pluriannuel de formation très ambitieux. En 2013 nous avons réalisé plus de 2 millions d'heures de formation pour nos personnels ce qui représente en moyenne 5 jours de formation par agent. Notre priorité est de former les agents à la fonction d'orientation des demandeurs d'emploi. Nous avons décidé de former tous les agents à l'OTLV (orientation tout au long de la vie) : 30 % ont été formés en 2013, le reste des agents le sera en 2014.

AEF : Vous vous êtes aussi engagé à diminuer la fonction support au sein de Pôle emploi. Est-ce toujours votre objectif ?

Jean Bassères : Sans remettre en cause leur importance pour le bon fonctionnement de l'établissement, nous avons en effet engagé un mouvement de diminution de la fonction support. En 2013, environ 350 postes ont été transférés dans les agences, et ont ainsi permis le recrutement de conseillers qui sont au contact des demandeurs d'emploi. Parallèlement, nous avons engagé un mouvement de simplification de certaines activités pour que les conseillers passent plus de temps avec les demandeurs d'emploi L'objectif est d'affecter l'équivalent de 2 000 ETP supplémentaires aux tâches d'accompagnement des demandeurs d'emploi d'ici fin 2014.

AEF : Comptez-vous continuer à développer votre politique de partenariats ?

Jean Bassères : Oui, c'est l'un de nos axes forts. Nous allons développer nos partenariats avec les collectivités locales, les conseils généraux, les régions. Nous allons notamment travailler avec les régions sur les achats collectifs de formation, puisque les choses évoluent avec la loi formation. Pôle emploi n'achètera plus que dans le cadre de conventions avec les régions. Nous avons aussi des partenariats avec les autres acteurs du SPE (service public de l'emploi). Notre accord de co-traitance avec les missions locales prend fin en 2014, il faut réfléchir à de nouvelles actions à mettre en place. Je crois beaucoup à la logique de partenariat qui va de pair avec la déconcentration : c'est localement qu'on choisit et organise les partenariats les plus efficaces. L'objectif est d'être dans la complémentarité, d'aller chercher ce qu'on ne sait pas faire et d'engager des partenariats utiles, en évitant les doublons.

AEF : Vous avez présenté il y a quelques semaines lors d'un conseil d'administration les nouvelles conditions de recours aux OPP (opérateurs privés de placement). Pourquoi cette évolution ?

Jean Bassères : Nous n'avions pas de doctrine sur le fait de recourir à des opérateurs privés. Nous avons souhaité adopter une méthode transparente, nous avons fait appel à des contributions et organisé des auditions sur le sujet. Au final, nous continuerons à recourir à des OPP. Soit en complémentarité avec ce que nous faisons, pour effectuer des prestations que l'on ne peut pas exercer nous-mêmes, par exemple pourquoi pas pour les créations d'entreprises… La réflexion est en cours. Deuxième axe, et là nous changeons de logique, puisque nous ferons désormais appel aux opérateurs privés pour s'occuper des demandeurs d'emploi les plus autonomes, et non plus pour les demandeurs d'emploi les plus éloignés de l'emploi. Ce changement de logique est dû au fait que, désormais, les demandeurs d'emploi les plus en difficulté sont suivis à Pôle emploi dans le cadre de l'accompagnement renforcé. Nous développons avec les OPP une logique partenariale qui passe par des cahiers des charges moins prescriptifs et en contrepartie un renforcement du contrôle de la qualité des prestations.

AEF : Plus de cinq ans après sa création, Pôle emploi n'a toujours pas de grille des métiers. La négociation sur la classification vient de commencer. Quels en sont les enjeux ?

Jean Bassères : Lors de la négociation de la nouvelle convention collective en 2010, il a été choisi de conserver la classification de l'assurance chômage pour les agents de droit privé dans l'attente d'une négociation ultérieure. En 2012, en amont de la négociation sur la classification, nous avons élaboré son premier référentiel des métiers en s'appuyant sur les enseignements tirés des quatre premières années de fonctionnement. Début 2014, la négociation sur la nouvelle classification a été ouverte. Celle-ci doit permettre notamment de donner à chaque agent, en complément du référentiel des métiers et en amont de la négociation sur la GPEC prévue au second semestre 2014, plus de visibilité sur ses perspectives de développement professionnel et d'évolution de carrière.



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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 22/3/2014, 20:16

Dites-moi si je derailles, ?aïs je l'ai déjà Lu cet article . non? Ou alors le prince Jean se répète ! Ou alors je gatouilles ! J'suis inquiète !
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Re: POLE EMPLOI 2015

Message  cheese cake le 9/6/2014, 19:25

Dans la grande valse des DR ....il me semble que les collègues de mydi-py ne vont pas le regretter, non ? http://www.toulemploi.fr/Monsieur-Frederic-Toubeau-aux-fonctions-de,13853
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